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 The sound of his bones [PV: Aaron]

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I'm Flynn Davis
Elision

Messages : 26
MessageSujet: The sound of his bones [PV: Aaron]   Lun 13 Fév - 17:31

Spoiler:
 

Je suis vraiment quelqu’un d’imprudent.

Le lieu était mal choisi. Bien qu’il faisait nuit, je savais pertinemment qu’à n’importe quel moment quelqu’un pouvait faire irruption. Mais étrangement, cela ne me dérangeait pas et je ne faisais rien pour me cacher du regard d’un éventuel intrus si ce n’est que j’avais pris soit de me mettre entre deux voitures garées là. De toute façon, je n’aurais jamais pu entendre la lourde porte du parking s’ouvrir et le bruit de pas de cet inconnu imaginaire résonner dans la salle, pas avec mes écouteurs sur les oreilles et la musique qui hurler à l’intérieur. Mais que voulez-vous, je ne supportais pas le bruit des os qui craquent, ni même les pleures de cet individu que j’étais en train de frapper avec ma chère batte - qui par de nombreuses fois m’avait permis de me sortir de bien mauvaises situations. Le pire dans tout ça était que j’étais tout à fait conscient du danger. Mais vous savez, il y a des moments ou plus rien ne nous préoccupe si ce n’est la tâche que l’on est en train d’exécuter. Il y a aussi de ces instants où l’on se sent invincible, où l’on est persuadé que rien ne peut nous arriver. Ce soir-là, j’étais à la fois concentré – et sur le rythme de la musique que jouer mon appareil électronique, et sur la cadence de mes frappes - invisible et…complétement stupide.

Il était environ 17 heure, la nuit commençait déjà à tomber sur Crimson city. Tandis que Sam se préparait à sortir tout en m’adressant quelques paroles que je me gardais bien d’écouter, je jouer au parfait petit frère, posant de façon hasardeuse mes doigts sur le clavier de notre ordinateur. Il m’adressa un sourire que je lui rendis, accompagnant ses pas vers la portes d’un « soit bien sage » avant de disparaitre dans la cage d’escalier. Je soufflais alors, me laissant lourdement tomber contre le dossier de ma chaise. C’est que, vous voyez, bien que mentir soit mon fort, agir comme un hypocrite avec mon frère m’était chose bien difficile et désagréable. Le voir partir et arrêter mon jeu de dupe était donc un grand soulagement. D’autant plus que si je n’avais pas gardé mes yeux rivé sur l’écran, je suis sûr qu’il aurait tout de suite compris la supercherie. Il me connaissait bien trop pour ne pas tomber dans le piège et un simple regard de sa part aurait suffi à me faire craquer ou me faire éclater de rire, me faisant ainsi perdre toute ma crédibilité.
Je me levais à mon tour, enfilant les premiers vêtements chauds qui me tombèrent sous la main avant de me diriger vers ma chambre où je trouvais dans un coin, appuyée contre le mur, ma batte de baseball. D’ailleurs, pourquoi m’évertuais-je encore à rattacher cet objet à ce sport ? Après tout, cela faisait à peu près plus de 3 ans que je n’avais pas frappé de balle avec. En plus de cela, cet instrument avait perdu tout son côté anodin et « innocent ». C’était à présent une arme effrayante. J’vais même parfois, je l’avoue, peur de le saisir entre mes mains, comme si le simple fait de tenir cette batte avait fait de moi un criminel. Bah. N’étais-ce pas pour faire le bien que j’user de cette masse de fer ?
Je pris l’objet dans ma main, la jetant sur mon épaule et tirai ma capuche de sorte à cacher mes yeux. J’attrapais mon dernier outil de travail : un petit appareil photo que je glissai dans ma poche. J’étais fin prêt pour ma chasse aux infos. Aujourd’hui, ma « proie » était un jeune homme soupçonné de vendre des infos à la LOD. Afin de prouver sa culpabilité ou son innocence – bien que dans ce cas-ci, j’étais persuadé que cette personne ne devait rien avoir d’innocent – je devais prendre des clichés d’un éventuel rendez-vous auquel il devait assister avec un membre de la Live or die afin de les envoyer à d’autre membres d’Elision qui devrait en fonction des preuves s’occuper du cas de ce traitre. Mais dans ce cas, pourquoi avais-je amené avec moi une arme si je n’avais besoin que de prendre deux trois photos ? Parce qu’on n’est jamais à l’abri d’un imprévu, surtout à Crimson city.

Après une heure d’errance dans les rues qui se faisait de plus en plus vide, je fini par trouver ma cible. Il devait être à peine plus âgé que moi mais avait les habits et le comportement d’un adulte. Il était vêtu de noir de la tête au pied et portait une veste et des chaussures de qualité. Il ne déambulait pas de façon complétement hasardeuse comme un adolescent aurait pu le fait mais semblait parfaitement savoir où il allait. Ses yeux eux, en revanche, trahissait une certaine inquiétude. Il ne cessait de jeter des coups d’œil derrière lui et s’arrêtait même de temps en temps pour s’assurer que personne ne le suivait. Je me faisais donc le plus discret possible, déclenchant le clic de mon appareil dès que je le pouvais. Sur le petit écran de mon appareil apparaissait le visage de cet homme sous différents angles, différents grossissements. Des clichés inutiles. Plus je patientais, plus je perdais mon calme. Nous traversions la ville en silence depuis maintenant plus de deux heures. La nuit était complétement tombé sur la ville. C’était à peine si on voyait. Mais lui, il continuait de marcher, infatigable, pas même effrayé par les ténèbres qui recouvraient la ville. Il ressemblait à un automate.

Mais alors que je m’apprêtais à abandonner, nos pas nous guidèrent vers un parking. Malgré le danger que représentait un endroit clos, je le suivis. Première erreur. Le bruit de nos semelles martelant le sol résonnait dans tous l’édifice. J’avais l’impression qu’il n’y avait plus que nous deux dans cette ville, les seuls êtres vivant capables de briser ce lourd silence. Mais la cadence de nos pas prit une autre allure, plus lente. Le bruit de nos pas disparu bientôt. Je fus alors pris d’une terreur soudaine. Devant moi, le jeune homme s’était arrêté. Mais il n’y avait personne d’autre que lui au centre de ce parking. Deux voitures étaient garées sur le bas-côté, mais elles étaient vides et surement abandonnée. Ce n’était pas le lieu de rendez-vous. Mais alors pourquoi nous trouvions-nous ici ?

« Tu peux sortir de ton trou. »

S’adressait-il à moi ? Je restais sans voix, bête, incapable de pensé. Si c’était bel et bien à moi qu’il parlait, alors je…

« Sors. »

Tout à partir de ce moment s’enchaina très vite, comme s’il on passait la bande d’un film en accéléré. Je sortis de ma cachette, comme il me l’avait demandé. Il mit sa main dans sa poche et en tira un objet. Je vis la crosse de son pistolet. Mes bras se levèrent dans les airs, soulevant la batte de baseball et retombèrent violement. La batte heurta la mâchoire de cet homme, l’envoyant directement au sol. Je venais d’enclencher une bombe à retardement qui risquait de m’éclater à tout moment entre les mains. J’étais choqué. J’arrivais à peine à croire ce que je venais de faire. L’avais-je seulement tué ? Un raille me convint de contraire. Pourtant il fallait qu’il ne puisse raconter ce qui venait de lui arriver à qui que ce soit, qu’il soit incapable de décrire mon visage. Il fallait que je le fasse taire. Comment ? Le séquestrer ? Non. La réponse se trouvait entre mes mains. Mes yeux se posèrent sur l’arme de mon prochain crime. Je tremblais. Mais il le fallait. Je sortis de ma poche mes écouteurs et un baladeur que j’eus bien du mal à mettre en route. Je fis glisser mes doigts sur l’écran, choisissant une musique au hasard. Les notes s’enchainèrent, mais j’entendais toujours ses plaintes. Je forçais un peu plus le son. Je saisis cet homme par le col de sa chemise le trainant entre les deux voitures qui étaient garées là. La suite, vous la connaissez.

La musique s’arrêta en même temps que mes coups. En face de moi il ne restait plus qu’une figure déformée par les coups. L’odeur du sang et la laideur de ses blessures me donnèrent des hauts le cœur. Je me courbais avant de vomir. Je dus m’éloigner le plus possible de ce corps, m’assaillant dans un coin de la pièce, apeuré, en larme. Qu’allait-il m’arriver ? Comment allais-je me débarrasser de ce corps ? L’avais-je tué ? Je n’étais plus sûr de rien et avais peur de tout. Oh Sam, j’aurais dû t’écouter !
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The sound of his bones [PV: Aaron]

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