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 Flynn Davis {FINI !}

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I'm Flynn Davis
Elision

Messages : 26
MessageSujet: Flynn Davis {FINI !}   Ven 19 Aoû - 23:00


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DAVIS FLYNN

IDENTITY


Age : Flynn n’a que 18 petites années au compteur. Pour un jeune homme qui rêve d’atteindre la majorité, c’est un âge plutôt frustrant ! On se sent adulte dans sa tête, mais on est encore considéré comme un enfant. Ah la la… Plus que 3 ans et à toi la liberté, p’tit rouquin !
Sexe : Au cas où vous n’auriez pas remarqué, dans ce cas laissez-moi vous dire que vous avez une bien mauvaise vision, Flynn est tout sauf une fille – enfin…”tout”…Façons de parler. Enfin bref, vous l’aurez compris, c’est un homme.
Lieu de naissance : Phoenix, dans l’Horizona. Une ville sympa bien que la chaleur y soit écrasante. M’enfin, c’est toujours mieux qu’être un taré du Texas !
Nationalité : A première vue, on pourrait croire qu’avec ses *beaux* cheveux roux, le jeune homme est un natif irlandais. Mais détrompez-vous ! Il est américain, of course, et fier de l’être !
Origines : Si vous avez un minimum suivi vos cours d’histoire, vous devez savoir que la majeure partie de la population américaine descend d’immigrés irlandais, anglais, ou autres. Dans le cas des Davis, l’Ecosse fut, il y a trois générations de cela, leur patrie d’origine !
Groupe sanguin : A+. Et non, désolé ! Pas de donneur universel pour vous, cette fois-ci…
Orientation sexuelle : Aucune. Oui, oui, vous avez bien entendu ! Malgré le fait que ses hormones aient tendance à un peu –beaucoup- le travailler, comme pour tous les adolescents, il ne s’est jamais vraiment posé la question. Est-ce que j’aime les hommes ? Ou peut-être que je préfère les filles ? Les deux ? Pas le temps de tergiverser là-dessus, il y a bien plus important : survivre.
Rôle au sein d'Élision : Flynn est un peu touche à tout. Même s’il n’est pas un très bon haker, il compense par sa discrétion et sa force de frappe. Il lui arrive donc parfois d’assister aux interventions musclées organisées par élision, aider par sa fidèle batte de baseball. Néanmoins, ce qu’il préfère le plus – enfin… « Préférer » n’est pas vraiment le terme, mais bon – c’est la photographie. Il fournit la plupart des clichés gênant sur la LOD. Pour cela, il lui arrive de s’infiltrer dans quelques bâtiments où alors de se rendre – mais plus rarement – en dehors de la zone saine.

INFORMATIONS


Infecté ? Fort heuresement, non.
Que pense votre personnage des agissements de la L0D ? La LOD ? C’est simple, il les déteste. Certes ils ont apporté un remède, le confort, un endroit où dormir, mais à quel prix ? Ces gens-là se font de l’argent sur le dos du peuple sans vraiment se soucier de leur véritable bienêtre. Se proclamant eux-mêmes comme gouvernement officiel durant une période de crise, ils se sont assurés d’avoir la mainmise sur tous les domaines afin de contrôler le moindre secteur financier et de garder un œil sur chaque habitant. Ce ne sont pas des sauveurs mais des tyrans. Ils ne sont qu’un groupe d’usurpateurs qui vous balancent de la poudre aux yeux afin de vous faire croire à une liberté qui au fond n’en est même pas une. Après tout, peut-être y a-t-il autre chose que Crimson city derrière ses murs ? M’enfin, ça, seul la LOD doit le savoir. Et puis, il faut voir comment ils le fabriquent, leur fichu antidote… Non, après tout ce qu’il a vu, le jeune homme ne peut certainement pas les aimer. On peut donc dire que ce sont des personnes plus que détestables aux yeux de FLynn.
. Possède-t-il une arme particulière pour se défendre en cas de danger ? Loin d’être un grand adepte des joujoux qui font du bruit – et en plus qui sont assez coûteux niveau munition ! – et de tout ce qui coupe, Flynn préfère largement opter pour une bonne vieille batte de baseball. Au moins avec ça, on ne peut pas se blesser stupidement – quoique, un mauvais retour dans la figure…- !
Pourquoi votre personnage a-t-il rejoint Elision ? C'est son amour pour son frère et peut-être son orgueil qui l'ont poussé à rejoindre cette espèce d'association. En effet, peu avant leur arrivée à Crimson City, Sam avait été attaqué par une de ces immondes créatures qui peuplent la zone sinistrée. A son arrivé à la ville, on lui administra l'antidote qu'il prend toujours d'ailleurs - comme s'ils s'y étaient attendu. Cela le condamna d'ailleurs à ne pas quitter la ville afin de toujours pouvoir se procurer ses doses. Etrange hein ? Tch'... Puis, Flynn fut ensuite interpellé par toutes ces mises en garde sur le net ainsi que cette association nommée Elision. Il mena donc sa petite enquête et finit par conclure que la LOD n'avait rien de l'image d'une merveilleuse organisation qu'elle voulait donner. Déçu, dégouté, en colère, il décida donc de rejoindre ce groupe de « terroristes » afin de dévoiler le vrai visage de la Live or Die aux habitants, mais aussi de se venger pour ce qu'ils ont fait à son frère.
Listen to me

PSYCHOLOGY

Tics & Habitudes :
C'est que le jeune homme n'a pas de "tics" à proprement parler, juste un instinct de survie et quelques réflexes. Premièrement, il ne met jamais le flash sur son appareil photo, quitte à ce que les clichés soient mauvais. C'est bien plus préférable que de se faire attaquer par une bestiole ou que de se faire choper par la LOD... Il ferme toujours à double tour la porte de l'appartement qu'il partage avec son frère, sait-on jamais qui pourrait s'y introduire. Il regarde aussi de temps en temps derrière lui histoire de savoir si on ne le suit pas ; ne mange jamais la nourriture qu'on lui propose et tient toujours la hanse de son sac dans sa main quand il se balade dehors.

Phobies & Rêves :
Si le monde n'était pas comme il l'est aujourd'hui, Flynn vous aurait sûrement dit que son plus grand rêve était de « devenir joueur professionnel de baseball ». Hélas, aujourd'hui, notre petit univers ne tourne plus autour des programmes sportifs au combien intellectuels et n'idolâtre plus les grands joueurs. Le rêve du jeune homme a donc bien changé. Il souhaite à présent retourner à une vie normale, sans monstres, sans LOD, sans Elision. Il veut retrouver avec son frère le bonheur réconfortant de la routine. Une utopie me direz-vous.

Quant à ses phobies... Et bien...Elles sont plutôt nombreuses ! Premièrement, Flynn à une peur panique des zombies. Pourquoi ? Regardez déjà leur tête ! C'est encore plus écoeurant que de voir vos parents faire...hum enfin bref... Et puis, au fond, peut-être a-t-il peur de croiser quelqu'un qu'il connaissait déjà sous cette nouvelle forme ? Ce serait un choc... Il s'agit donc d'une peur ô combien naturelle, tout comme celle de mourir. Il nourrit aussi quelques craintes quant à la vie de son frère. Imaginez : votre seul parent part tous les jours dans un lieu dont il a 90% de chance de ne jamais ressortir. Il y a de quoi ne plus dormir. Ajoutez à ça ses chances de se faire piéger par la Live or Die quand il est en mission et vous obtiendrez un condensé de frisson made in Flynn Davis !

Plus en détail ?
Non, le rouquin n'a rien d'un héros. Il ne s'élance pas à corps perdu dans une mission qui pourrait lui paraître suicidaire. Il n'est pas un surhomme, il est donc incapable d'enchainer une parfaite chorégraphie de combat à la Jackie chan qui vous donnerait envie de hurler « AS IF ! ». Il n'y a à la limite que pour son frère qu'il serait capable de faire quelque chose de complètement stupide - et encore, il préférerait fuir avec Sam plutôt que d'affronter le chien du voisin ! Mais il n'est pas peureux pour autant. Juste...Réaliste.
En tout cas - et si la situation n'est pas trop grave - il sera toujours là pour filer un coup de main ! Pas que ce ne soit que de la gentille, disons surtout que c'est pour ne pas s'ennuyer. Et oui, Flynn a quitté les études et ce très tôt - mais n'allez pas croire qu'il est stupide ! Il n'a donc presque rien à faire quand son frère n'est pas là pour lui donner quelques leçons, alors pourquoi ne pas mettre ces heures perdues au profit de la société et du voisinage ? Vous verrez donc souvent le rouquin arpenter les rues, portant des cartons, des courses, ect ... Et puis, cela lui permet quelques fois de se faire de l'argent alors pourquoi pas ?
A part ça, on peut aisément dire que Flynn est la douceur incarnée ! Il déteste la violence gratuite et préfère largement un câlin à un coup de batte - enfin, en même temps, le choix est vite fait... Il n'est donc pas rare que ce jeune américain témoigne son affection par quelques caresses, des tendresses et autres choses du genre. Le contact physique ne le dérange pas vraiment, du temps qu'il est voulu. Pour faire clair, si vous le connaissez que depuis une heure - que vous avez deux trois verres dans le nez - et que vous décidez soudainement de lui faire un câlin, tout ce que vous gagnerez c'est, dans le meilleur des cas, une petite phrase cinglante - mais néanmoins polie - et au pire, un coup de batte. Ne poussez donc pas le bouchon trop loin, Flynn n'est pas un bisounours ! Je dirais même d'ailleurs que, l'air de rien et malgré l'insouciance de la jeunesse, le cadet des Davis est un garçon très méfiant ! Il n'accorde pas sa confiance au premier venu.
Mais mister Davis est aussi un sale petit menteur ! Il peut vous faire passer des vessies pour des lanternes ! Généralement ce n'est jamais dans un mauvais but, mais le fait est qu'il lui arrive très souvent de déblatérer des mensonges. Par exemple, dans la vie de tous les jours, il vente les mérites de la LOD - sans en faire des caisses ben sûr, il n'a pas envie de passer pour un fanatique écervelé, il a un minimum d'orgueil. C'est un moyen assez facile pour ne pas avoir l'air trop suspect... En même temps, qui aurait l'idée de se balader dans la rue avec des badges « F*** la LOD » et un grand panneau lumineux avec écris « JE SUIS UN MEMBRE D'ELISION » ainsi qu'une jolie petite plume dans le derrière, historie d'attirer un peu plus le regard... Non, dire la vérité n'est pas toujours une bonne chose et ça, il l'a bien compris.
Malgré son jeune âge, Flynn reste quelqu'un de très protecteur envers Sam, son frère ainé. Il n'hésitera pas à montrer les crocs - façon de parler bien sûr- si un danger vient menacer son frère. Il faut dire qu'il est extrêmement attaché à Sam qui est l'un de ses derniers parents. Tous deux se soutiennent et s'entraident dans un monde bien différent de celui dans lequel ils vivaient auparavant.
PHYSICALLY

Taille & Poids :
1m72 pour 68 kilos. Oui, Flynn n’est pas grand. Mais ne lui dites pas, il complexe déjà bien assez là-dessus.
Objets fétiches - Accessoires :
A par sa batte de baseball et son appareil photo, on ne peut pas vraiment dire que le jeune homme soit du genre à se trimbaler tout un tas de gayes sur lui. La seule chose qu'il garde en permanence dans sa poche - ou dans son sac, au choix - c'est son petit appareille numérique ! Après tout, il y a toujours quelque chose à prendre en photo, que ce soit pour son simple plaisir artistique ou alors pour Elision.
Plus en détails :
Le rouquin n'est pas vraiment le stéréotype du chasseur de zombie que l'on peut voir dans les films. Il n'est pas spécialement baraqué, n'a pas un air de dur-à-cuire et ne trimbale pas en permanence sur lui une arme. Il ressemble simplement à n'importe quel adolescent de son âge. Les seules choses qui, à la limite, pourraient le rendre un peu plus différent des habitants de Crimson City sont sa petite taille ainsi que sa crinière couleur feu. Ceci n'est d'ailleurs en aucun cas une excentricité capillaire, malgré le fait que cette teinte n'ait pas l'air très naturel. Il est né ainsi, avec des cheveux roux, presque rouges ! Quant à sa taille (1m72), c'est un vrai complexe pour lui ! Il aimerait être plus grand. Hélas, la nature ne semble pas vouloir lui accorder ce privilège...Mais passons les détails, voulez-vous ?
Sa peau est pâle, pas à la limite du blanc certes, mais pas bronzée non plus. Il n'a pas l'air maladif, au contraire ! On dirait qu'il est en pleine forme. Cela se voit d'ailleurs à son visage légèrement potelé et à son corps qui est loin d'être rachitique. Il est même plutôt musclé, sans pour autant être une boule de muscle, bien sûr. Juste ce qu'il faut là où il faut ! Ses yeux ne sont pas bleus, comme la plupart des rouquins, mis bien de couleur dorée ! Etrange n'est-ce pas ? M'enfin, c'est plus joli que choquant.
Niveau garde-robe, on retrouve dans le placard de Flynn des jeans usés, des pantalons de toutes couleurs, des chemises écossaises, des vestes à capuche ...A, d'ailleurs, il apprécie particulièrement celles-ci ! Que ce soit sous une veste, en dessous d'une chemise, part dessus un tee-shirt, vous le verrais toujours avec une capuche sur le haut de la tête ! En ce qui concerne les chaussures, il se contentera de simples tennis ou alors de basket.
BACKGROUND

« Aux nouvelles ce soir : le virus V-1LOD5 qui continue de se propager. Au cours de ce programme vous seront dévoilés des conseils de professionnel, comment bien se protéger contre cette grippe, ... »

C'était toujours le même sujet qui passait et repassait depuis des mois. Flynn semblait ailleurs même si ses yeux restaient inlassablement scotchés au téléviseur. Il connaissait ce programme presque par coeur... Il connaissait ce virus par coeur ! On ne cessait d'en parler : que ce soit en cours, à la maison, à la télé ou encore à la radio, aucune discussion n'était épargnée, comme si cette maladie se propageait aussi au niveau de la parole. C'était une sorte d'obsession. Certains s'en amusaient, d'autre la craignait. Bref, c'était comme toutes les autres fois qu'une nouvelle maladie avait fait son apparition. Mais la vie de s'arrêtait pas, elle suivait son cours. Malgré quelques rumeurs, les lycées et collèges étaient toujours ouverts. Ainsi, le rouquin pouvait se rendre quotidiennement dans son établissement avant de rejoindre son club de baseball et d'être finalement ramené en fin de journée à la maison par Sam, son grand frère. La routine quoi.

Jamais on ne se serait douté de ce qui arriverait par la suite. Jamais on n'aurait pu croire à un tel chaos. Pourquoi nous avait-on bercés d'illusion ? Pourquoi ?... Je ne comprenais pas et ne comprend toujours pas. Les choses dérapèrent si vite que toute la population fut prise au dépourvu. J'avais 12 à cette époque.

* * *

* Quel...Quel est ce bruit ? Des sirènes ? Pourquoi en pleine nuit ? Et malgré ça, la maison reste vide...Que font mamans et papa ? Pourquoi ne sont-ils pas venus nous réveiller ? Suis-je le seul debout ? *

Une foule de questions me martelaient la tête tandis que je restais allongé sur mon lit, les yeux rivés sur le plafond. J'étais en quelque sorte terrorisé sans pour autant vraiment l'être. C'était un sentiment bizarre d'incertitude, de peur, mais de sécurité. Je ne me sentais pas menacé. Après tout, à part ces horribles alarmes qui couinaient dans toute la ville, la maison était calme. Il n'y avait pas un bruit. Donc pas de quoi s'inquiéter ?
* Mais...Mais s'ils étaient partis sans moi ? S'Ils m'avaient oublié ? A moins qu'ils n'aient pas entendu ?... * Pensais-je une nouvelle fois.

Certes. Peut-être dans la précipitation avaient-ils dû quitter la maison ? Surement...M'enfin, ils n'y avaient qu'une réponse à ces questions et elles se trouvaient derrière la porte de ma chambre. J'angoissais alors un instant à l'idée de quitter cette pièce si réconfortante. Après tout, les murs qui formaient ce petit carré étaient comme des murailles qui me protégeaient du potentiel danger qui pouvait se trouver dehors. Avais-je vraiment raison de vouloir me lever ? Ne devais-je pas plutôt attendre sagement jusqu'au lendemain matin ? Oui. Mais non. Après tout, ce n'est pas comme si j'allais me rendormir de sitôt avec tout ce raffut et cette inquiétude qui montait en moi. Il fallait que je comprenne ce qui se passait.

Doucement, je me levais de mon lit, comme si le moindre grincement aurait pu faire voler l'univers en éclat. Je m'hasardais à faire quelques pas sur le plancher froid avant de saisir doucement entre mes petites mains une batte de baseball. Celle dont je me servais pour les matchs ou au club. J'étais certes détendu, mais pas insouciant malgré mon jeune âge. S'il y avait vraiment un problème, il fallait que je puisse me défendre. Hors, j'étais bien trop peu musclé pour me battre au corps à corps. Une arme était donc plus recommandable.

Je fis doucement glisser la porte sur ses gonds, évitant encore une fois le moindre grincement.

La maison était plongée dans le noir le plus complet. Alors, réagissant à une peur enfantine, mon adrénaline augmenta. De la sueur perlait sur mon front. Et si un monstre m'attendait là, tapis dans les ténèbres ?...

* Raah ! Les monstres ça n'exist pas ! *

J'avançais doucement dans le couloir qui m'amènerait bientôt au salon, la peur au ventre. J'étais cramponné à ma batte, près à assené un coup à la première chose étrange qui me serait donnée de voir. J'essayais de mon convaincre que j'étais un guerrier, que je n'avais pas peur et que de toute façon tout allait bien. Non ?... Enfin bref, quelques pas plus tard, j'étais déjà devant la porte du salon, ouverte. La pièce était elle aussi plongée dans le noir. Je ne voyais rien, mais j'entendais. Il y avait quelque chose. C'était...Etrange...Du moins le bruit ! On eut dit le grondement d'un chien mêlé à des gargouillis.

« Maman ? »

Ce mot, ce nom, s'était presque échappé de façon instinctive d'entre mes lèvres. N'est-ce pas le premier réflexe d'un enfant d'appeler sa mère quand quelque chose ne va pas ? Oui, je le sentais maintenant. Il se passait quelque chose. Je le sentais du fond de mes entrailles tiraillées par la peur. Mais quoi ? Ma main se dirigea vers l'interrupteur. Elle tremblait. Est-ce que quelque chose allait l'attraper avant que je puisse appuyer sur le bouton ? Faîtes que non...faites que non...Faites que non...

Click

Je sursautais, légèrement surpris par le fait d'avoir atteint mon but si vite. Ah ! La lumière ! Enfin la lumière ! Douce, réconfortante...j'étais, en quelque sorte, à moitié rassuré. M'enfin, cette assurance passagère sembla s'envoler au moment où je détournais la tête afin de comprendre la source de ce bruit bien singulier. Mes yeux s'écarquillèrent, ma bouche s'ouvrit grand sans pour autant lâcher aucun son. Je tremblais de tout mon petit être. Qu'est-ce....Qu'est-ce qui se passait ?! Pourquoi...Pourquoi ma mère...Pourquoi était-elle en train de dévorer mon père ?! Surpris, fou de terreur, je reculais d'un pas. Erreur fatale, ou presque. Le plancher grinça. Quoi ?! Pourquoi maintenant ?! La bête - qui n'était certainement plus ma mère vue son regard vide - leva la tête vers moi. Mes jambes se mirent alors à bouger. Je courrais. Vers où ? Je le su seulement une fois arrivé là-bas. J'étais debout dans la chambre de mon frère, Sam. Celui-ci me regardait, les yeux pleins de question.

« Il y a un monstre dans le salon !! »

Il rit. Quoi ?! Non ! Sam, pourquoi tu ne me crois pas ! Ne rit pas, s'il te plait !! Les larmes me montaient aux yeux. Pourquoi ne voulait-il pas me croire ?

« Sam, il faut partir !! »

Il se leva. Il allait m'écouter ? Un petit sourire se redessina sur mes lèvres. Oui, il me faisait confiance ! Je n'en attendais pas moins de mon frère. Malgré cette histoire saugrenue, il semblait toujours apporté un certain caché à mes dires d'enfants apeuré, ce qui au moment présent me rassurait un peu. Rien que le fait de savoir que mon frère état à mes côtés, qu'il me suivrait, rien que cela me consolait. Mais alors que je le regardais s'avancer vers la porte, Un détail m'interpella. Il...Il rigolait ? Alors...Ne me croyait-il donc pas ? Je restais figé, incapable de le supplier. Je ne pouvais arrêter son avancée dans le couloir, ni même dans le salon. Je me contentais de le suivre bêtement, de loin. Mes pas étaient lents tant la surprise avait été un choc pour moi. Nous atteignîmes finalement le salon. Un cri résonna, tout droit sorti de la gorge de mon grand frère. Ses yeux, tout comme les miens il y a quelques minutes, étaient écarquillés. Ses mains tremblées ainsi que tout son corps. Il était paralysé par la peur. Cette chose était à la fois sa mère et une créature inconnue. La bête décida d'ailleurs de profiter de cette chance, de la faiblesse de cette proie qu'était à présent Sam, pour l'attaquer.
Une décharge d'adrénaline le sauva. Sans même que je puisse m'en rendre compte ou que je l'eus voulu, comme un réflexe, mon bras c'était tendu et la batte que je tenais entre mes mains étaient venues se cogner contre le crâne de cet horrible monstre, repoussant son corps vers l'arrière. Maintenant, il fallait fuir ! Sans même me préoccuper de ce qui restait de ma mère - car je savais très bien que me soucier de cette chose m'aurait été fatal- je saisissais la main de mon frère avant de filer hors de la maison.

Dehors c'était le chaos. On courrait, on hurlait. De drôles de bêtes, semblables à celle qui se trouvait dans le salon, rôdaient, sautaient sur les derniers humains qui tentaient de s'enfuir. Mais que se passait-il ?!! Devant un tel spectacle, mes jambes tremblaient. Dans un effort surhumain, je parvenais à rester debout et à rester conscient. Nous allions mourir. Je le savais. Nous allions mourir.

« Sam !! » Criais-je sans aucune raison, la voix chevrotante.

Peut-être voulais-je qu'il me prenne dans ses bras afin qu'il me réconforte, qu'il me parle de façon à taire mes craintes, comme le faisaient les adultes. Mais il ne semblait rien entendre. Il 'était comme moi : terrorisé. Les adultes n'étaient donc pas sans faille, sans peur. En fait, ils étaient tout aussi vulnérables que de jeunes enfants devant un problème qu'il ne pouvait résoudre. Nous allions mourir.

« MONTEZ ! »

Quelque chose me saisit par le bras, m'aspirant vers un endroit inconnu. Quoi ?! Non ! Je ne veux pas mourir !!! Je me débattais, pleurait même. Mes yeux, comme pour me préserver d'une horrible vision, ne voulaient s'ouvrir. Je continuais de hurler et de me débattre. Alors, je sentais une étreinte. Je ne pouvais plus bouger, plus me débattre.

« Calme toi...ça va aller... »

Sam ?...

* * *

Jonathan James Flinghton était le nom de celui qui nous avait sauvés. C’était un homme qui devait avoir la quarantaine. Ancien père de famille, il n’avait pu sauver sa femme ainsi que sa fille de l’attaque. Peut-être pour se racheter de sa faute avait-il décidé de nous porter secours ?
Sa présence n’était pas désagréable. Après tout, il était doux, gentil et sa personne, le fait qu’il eut été un père, nous rassurait. C’était un adulte, quelqu’un de censé qui pourrait nous aider et trouver des solutions à n’importe quel problème…Non ? Enfin bref…

Cela faisait à présent quelques jours…Quelques semaines…Quelques mois ?...Je ne sais combien de temps nous avons roulé sur des routes plus désertes les unes que les autres à la recherche d’une ville saine. Notre voyage était long et terrifiant. Rares étaient les fois où nous croisions des êtres humains et quand cela arrivait, ceux-ci nous fuyaient, étaient méfiants et ne s’approchaient de nous. Il arrivait même que certains d’entre eux nous chassent. Mais nous ne leur en voulions pas, malgré la déception. C’était la peur qui les poussait à agir ainsi.

Mais malgré toutes les épreuves, nous restions liés. Nous n’avions à déplorer aucune perte, aucun blesser. Du moins, jusqu’à présent…

* * *

Les routes du Texas étaient bordées par le désert. Un vaste territoire sableux et aride sur lequel nous roulions depuis déjà quatre heures au moins. Assis sur la banquette arrière, j'observais l'horizon qui, à quelques détails près, ne semblait vraiment changer. J'étais à moitié intéressé, mais que voulez-vous, les conversations auxquelles s'adonnaient Sam et Jonhathan n'étaient pas de mon âge et m'ennuyaient de toute manière.

Mais alors que mon regard se perdait au loin, des formes brunes, petites tâches sur l'horizon jaunâtre, attirèrent mon attention. Qu'était-ce ? Je plissais les yeux afin de mieux distinguer ce dont il pouvait s'agir. La voiture se rapprochait, me facilitant la tâche. Je ne tardais donc pas à reconnaitre une silhouette féminine, courant, poursuivie par trois zombies.

« Jonh !! »

La voiture se stoppa net, soulevant un nuage de poussière. Nous observâmes tous trois la scène, ne sachant vraiment que faire. Y aller aurait été dangereux, mais devions nous vraiment laisser cette femme se faire dévorer ?...

« Je vais y aller. »
Mes yeux se posèrent sur le visage de notre sauveur. Il était impassible. Sam tenta de le retenir, en vain. Moi, je ne bougeais pas. J'étais presque curieux de ce qui allait se passer et puis, je savais très bien que l'en empêcher n'aurait servie à rien. Il dirigeait un peu notre petit groupe, lui interdire quelque chose serait revenu à rester ici pendant une heure à débattre. L'adulte sortit donc de la voiture, prenant soin de refermer la porte, armé d'un simple fusil. Il chargea deux munitions, arma avant de viser. Il tira. Un zombie tomba. La femme, ayant bien repéré la présence de son sauveur, accéléra afin de le rejoindre au plus vite. Un deuxième tire, un autre tomba. Il rechargea. La fille se rapprochait. Nous restions silencieux dans la voiture, le stress nous interdisant tout bruit. Ils étaient de plus en plus proches. Il tira encore. Raté. La fille fut rattrapée. Jonhathan se retourna alors, fonça vers la voiture, mais la créature le retint et planta profondément ses crocs dans sa chaire. Il la descendit, reprit sa course, saisit la poignée et...

Click
C'était fermé.

Des larmes coulèrent sur mon visage qui tentait tant bien que mal de rester impassible. C'était trop tard, c'était fini pour lui. Il était encore humain, mais seulement pour quelques heures. Il se savait condamné , mais continuait d'insister, hurlait, se débattait. Je détournais la tête. Sam prit sa place, s'assura qu'il...ne souffrirait pas...Et nous sommes partis.

* * *

Trois ans et quelques mois plus tard, nous avions écumé la plupart des villes d'Amérique. Malgré quelques groupes et ethnies rencontrés çà et là, nous n'avions trouvé notre place nulle part et cherchions un endroit plus civilisé, une ville comme celle que l'on pouvait trouver avant le virus. Mais alors que nous commencions à perdre tout espoir, une voix s'éleva dans la voiture. Cela venait de l'autoradio.

« A ceux...Entendre...Rejoindre... »

Sam perdait patience devant ce fichu appareil qui ne semblait vouloir correctement capter les ondes. Mais par chance, ou plutôt à force de triturer le bouton de la machine, une voix cette fois-ci bien plus audible se fit entendre.

« Crimson City »

« Crimson city ?.. » dit Sam, perplexes.

« Allons là-bas. »

Alors nous sommes partis sur la route. Nous avons roulé pendant deux ans à la recherche de cette ville fondée par les survivants. Bien peu de gens détenaient d'information à propos de cette ville. Certains disaient même qu'il s'agissait d'une plaisanterie ou alors d'une simple légende urbaine. Nous avons donc essuyé quelques échecs durant nos recherches, tombant sur des lieux déserts. A croire que Crimson city n'était qu'une vaste plaisanterie...Nous roulions pourtant sans perdre espoir. Un jour viendrait où nous apercevrions les lumières de cette ville. Nous savions au fond de nous que nous finirions par l'atteindre.

* * *

La nuit tombait doucement, pesant sur le soleil qui déclinait au loin. La tête posée contre la vitre, je commençais à doucement m'endormir, bercé par le ronronnement du moteur. La journée avait était calme, vide et c'est ce silence, ce manque d'action qui me fatiguait. Ne rien faire était encore plus éreintant que de courir sous un soleil de plomb ! Certes, j'avais pu profiter de cette inactivée pour discuter avec mon frère, mais il n'y avait rien de vraiment folichon à cela. Pas que je ne trouvais pas non conversation inintéressantes, juste que nous récession un peu la même chose chaque jour. Le sommeil avait eu donc raison de moi.

KLANG
Ma tête heurta violemment la vitre, me sortant de ma rêverie et me causant au passage une bien vilaine bosse. Un peu surpris, mais aussi dans le cirage, je regardais autour de moi, y voyant à peine dans l'obscurité ambiante. J'entendais simplement mon frère crachait nombre d'insulte à l'intention de cette pauvre et si vieille voiture. Nous avait-elle lâchés ? Rien de bien étonnant là-dedans, vu le nombre d'année depuis lesquelles on se la coltinait. Et puis, la chaleur n'avait pas du arranger les choses... Dommage. Si cela s'était passé en plein journée, l'incident n'aurait pas était si gênant que ça - quoique, c'était toujours aussi embêtant de perdre son seul moyen de locomotion - mais hélas, nous étions au beau milieu de la nuit. Hors, on est bien plus à l'abri dans un vieux tacot qui roule qu'à pied...

« Sam, calme-toi »

Oui, calme toi, Sam, n'attires pas les gentilles bêbêtes ! Il ne manquait plus que ça ! Un bon vieux zombi pour mettre un peu d'ambiance...Ah la la... Et quel idiot j'étais de penser à une telle chose dans un moment pareil ! J'étais à présent encore moins rassuré. Nous voilà perdu au beau milieu de nulle part, dans le noir complet ! Une vraie aubaine pour ces fichues créatures... Quoique, nous étions armés. M'enfin, il était préférable de ne pas avoir à sortir nos armes respectives ! Ah...Et dire que je me plaignais quelques heures plus tôt du manque d'activité et du calme qu'l engendrait...J'étais à présent servi niveau surprise et retournement de situation...

« Eclaire moi, j'vais voir ce que je peux faire. »

Bien capitaine ! Je sortais de la voiture, légèrement tremblant, avant de me diriger vers le coffre, cramponné à ma batte de baseball. A, cette bonne vieille batte...Elle m'avait sauvé par bien des fois du danger. J'espérais d'ailleurs que cela continue. Et dire que ça allait être le cas. Enfin bref, j'attrapai la lampe de poche avant de filer à toute vitesse vers mon frère. Le savoir près de moi était la seule chose qui pouvait me rassurer. J'éclairais donc le capot de la voiture que Sam souleva en suivant avant de commencer à trifouiller le moteur. C'est à ce moment-là que je me suis rendu compte d'une chose : c'est fou ce que la peur peut vous ronger quand vous n'avez rien à faire. Ne servant que de repose-lampe, mon esprit était possédé par l'angoisse. Je ne cessais de regarder à droite, puis à gauche, à l'affut du moindre mouvement, tendant l'oreille afin de déceler un bruit bizarre. Je nageais en plein paranoïa. En effet, c'était la première fois depuis de nombreuses années que nous passions ne serait-ce qu'une minute en dehors de la voiture durant la nuit. Mes peurs enfantines commençaient à me rattraper. Le noir me terrorisait. Mais alors que ma psychose prenait une plus grande ampleur, un craquement se fit entendre, n'arrangeant en rien la situation. Sam, bien trop occupé, ne sembla pas entendre ce craquement. Et il y eut un autre. Puis un autre. Encore un. Derrière !

Définition du reflexe : Mouvement involontaire automatique ou réaction glandulaire, qui répond à une excitation. Prompte réaction devant une circonstance imprévue. Un réflexe est une réponse automatique et prévisible à un stimulus particulier, indépendante de la volonté du patient.

Oui, cela fut complètement involontaire... Comme un idiot, lampe en main, je m'étais retourné. Je voulais voir ce qui faisait ce bruit, pouvoir me protéger au cas où il m'aurait attaqué, mais je ne voulais certainement pas l'éclairer !! J'avais donc à présent devant moi un zombie en colère. A ce moment-là, tout sembla ralentir. Je contemplais la bête avec dégout. Sa peau déchiquetée, ce sang qui coulait de sa bouche, ses yeux brillants semblables à ceux des animaux...Il était répugnant, effrayant ! Il m'inspirait une telle peur que mes membres ne pouvaient plus bouger. Lui, en revanche, semblait en possession de tous ses moyens, vu qu'il me sauta dessus. Je fermai les yeux. Ça y est, j'allais mourir.

Mais le coup ne vint pas. Mes paupières se retirèrent doucement de mes yeux pleins de larme. La seule chose que je voyais était le dos de Sam. Sam ? Sam devant moi ? Mais que faisait-il devant moi ? Sous le choc, mes pensées n'étaient plus qu'un vaste bordel. Je n'arrivais plus à réfléchir correctement. Que c'était-il passé ? Pourquoi ces grognements ? Pourquoi ce cri ?... ?!

« SAM !! »

Instinctivement, je poussais son corps sur le côté. Il tomba à terre, suivi de la bête dont les crocs c'était planté dans son bras. Il l'avait mordu ?! Je poussais de grands cris, terrorisés. Mes larmes ne cessaient de couler, j'étais hystérique. Fou de peur et de rage, je ne pouvais m'empêcher de frapper ce monstre pour qu'il lâche prise. Mon frère assena un coup de pied dans le ventre de la bête afin de la repousser, ce qui sembla marcher. Il se redressa prestement. Mais la bête avait changé de cible. Elle concentrait cette fois sa colère sur celui qui l'avait frappé. Je reculais. C'est sûr, elle allait me dévorer pour de bon !

PAN

Le mort-vivant tomba au sol. Derrière lui, mon frère, fusil en main, bras en sang. Je me précipitais vers lui, inquiet. On dit souvent de ne pas avoir l'air effrayé quand quelqu'un est gravement blessé afin de ne pas l'apeurer, mais au diable ce genre de réflexion ! Mon frère allait...Il allait...

« Sans rire je veux vivre Flynn! »

Les larmes redoublèrent. Je ne pouvais lui répondre. Je ne savais que dire. « Non, ne t'en fais pas, tu vas vivre ! »...Pourquoi lui donner de faux espoirs ? A quoi bon ? Il allait se transformer, devenir une bête, nous le savions tout deux. Il allait lui aussi perdre toute humanité et se nourrir de chaire. Sam allait mourir et devenir toute autre chose. Se serait simplement son corps. Son corps mort. Ma mère, Johnathan puis lui. Il fallait croire que la mort voulait à tout prix gagner contre nous. Mais malgré tout, en sachant tout cela, l'idée de mettre fin aux souffrances de celui-ci ne me traversait même pas l'esprit. Je voulais et allais être égoïste. Même si Sam me suppliait, je le laisserais en vie. Je tenterais tout ce que je pourrais, même trouver cette fichue ville ! J'attendrais jusqu'au dernier moment, la dernière minute, la dernière seconde...

C'est fou. Et dire qu'il y a quelques années, j'étais de ceux qui se fichaient de ces abrutis dans les films d'horreurs qui laissaient vivre leurs amis infectés plutôt que de les tuer. Maintenant je comprenais. On ne peut faire cela, même avec toute la détermination du monde.

Doucement, Sam se hissa dans la voiture et je le suivis. Il n'avait pas l'air bien. Après tout, comment l'être après un incident pareil ? Enfin bref...On dirait bien que j'allais prendre un cours de conduite improvisé. Je fermais les portes et insérer la clef dans le contact. C'était le moment de vérité. Je priais pour que les petits bidouillages de mon frère aient fonctionné. Je tournais une fois. Rien. Deux fois. Toujours rien. Je continuais ce geste à répétition, m'excitant sur cette pauvre clef.

«Tu vas marcher, saloperie ?!! »

Alors, comme si mes menaces avaient fait pression sur l'engin, le moteur se mit à démarrer. Je ne voyais rien devant moi, j'allais vite, mais je m'en fichais. Il fallait que je trouve quelqu'un, quelque chose !! Je regardais de temps à autre le visage de mon frère qui, au fil des kilomètres, devenait de plus en plus pâle. Des larmes coulèrent de nouveau, inépuisables. Je ne pouvais les retenir et n'en avais envie.

« Accroche-toi ! On va trouver quelque chose. » Lui dis-je, la voix tremblante.

Je ne pouvais mettre de nom sur ce « quelque chose ». C'était juste une vague idée, une chose qui pourrait nous être salutaire. Oui, à nous deux, car je crois bien que si Sam perdait toute humanité, je le suivrais dans la tombe. Sans lui, je n'aurais la force sans lui de continuer, de chercher Crimson City. Perdre mon frère, c'était comme perdre tout espoir, perdre le lien qui me rattachait à ce monde. Pourquoi vouloir survivre seul dans un monde qui est voué à aller nulle part ? Ici il n'y avait rien à faire, juste survivre douloureusement. Protéger était le seul but que l'on pouvait avoir dans cette nouvelle vie.

« Comment sont mes pupilles ?.... »

Je fus surpris par la question. J'aurais aimé qu'il ne dise rien, qu'il n'aborde pas le sujet. J'étais gêné et à la fois effrayé. Je ne voulais pas le regarder. J'avais peur qu'il ait changé, que son visage ne soit plus le sien, mais celui d'un monstre. J'avais peur que ce faciès reste imprimé dans ma mémoire plutôt que celui que j'avais toujours connu, comme il avait été le cas pour ma mère. Mais il fallait lui répondre pour ne pas l'inquiéter, même si cela me terrifiait. Je tournais donc vivement la tête, plantant mes iris dans les siennes avant de reposer mon regard sur la route. J'étais lâche.

« Elles sont...Changées... »

Je resserrais mes mains sur le volant. J'étais crispé. Ses pupilles avaient déjà virées vers une couleur rougeâtre.

« Au moins t'aura appris à conduire. »

Je riais tout en pleurant. Ce qu'il pouvait être bête ! Je ne conduisais pas, j'appuyais simplement sur l'accélérateur en pleine obscurité. Et cela continua plusieurs heures. Plusieurs heures de calvaire durant lesquelles je voyais mon frère se plier à l'arrière du véhicule et l'entendais tousser et me supplier. J'étais alors persuadé que sa fin était proche, que dans une heure, tout au plus, il rendrait l'âme. Je tentais de rester fort, de retenir mes larmes, de ne pas l'inquiéter. Mais tout cela me chamboulait tellement... Je revoyais ma mère, Jonathan. Leur visage...Sam devait éprouver la même angoisse à présent. Mais alors que l'espoir de garder mon frère à mes côtés diminuer d'heure en heure, j'aperçus au loin, des lumières qui venaient timidement percer les ténèbres. Crimson city ?! Je n'en croyais pas mes yeux. Etais-je en train de rêver ? Je devais halluciner pour sûr !! Mais...Non ?... les lumières se rapprochaient, créant au fil des kilomètres la silhouette brune d'une cité. Un immense sourire s'afficha alors sur mes lèvres. Les chances de survie de ma seule famille venaient de considérablement augmenter !! Je ne pus d'ailleurs retenir un cri qui du certainement le faire sursauter.

« Sam !! Devant, Crimson city !! Accroche-toi ! »

La vitesse de la voiture augmenta promptement. Une trentaine de minutes plus tard, nous avions franchis les portes de la ville. Là-bas, on administra des sons à mon frère. L’antidote existait donc ! La LOD, la Live Or Die, avait donc réussis à créer ce médicament tant attendu ? Cette organisation avait sauvé mon frère, je leur devais une reconnaissance éternelle. Après s’être assuré que Sam allait bien, ils nous expliquèrent tout sur les doses ainsi que la ville et nous prêtèrent un appartement le temps que nous trouvions de quoi en payer un.
Je passais le reste de la nuit dans les bras de mon frère.

1 ans plus tard


Au fil des mois, je m'étais rendu compte de l'accélération de la prise d'antidote par mon frère. Si je croyais au début qu'il s'agissait de paranoïa, d'une peur de la transformation, je compris par la suite que quelque chose ne tournait pas rond. Décidant de mener ma petite enquête, je naviguai sur le web à la recherche de réponses. Au bout de quelques mois, la vérité m'éclata en pleine figure.

La LOD nous avait menti. Ils n'étaient qu'une bande d'escrocs, de mégalos. Rien à voir avec l'image qu'ils essayaient de se donner. Ils nous avaient trompés, moi et mon frère. Avaient-ils aussi jeté ce zombie sur nous, le soir de l'incident ? Je n'avais aucune preuve de cela, mais je savais en revanche ce qu'il en était pour ce fameux antidote. Comment avais-je appris tout cela ? Elision. Un petit groupe d'internautes qui balançaient sur la toile des informations plus que gênant à propos de la Live Or Die. Dieux sait comme j'avais dû me battre pour obtenir l'adresse mail d'un des membres !

Après ça, tout s'enchaînait à une vitesse folle. Je convaincs mon frère de rejoindre Elision avec moi, tout en le mettant au courant pour la LOD. Nous avons ensuite rencontré quelques membres, effectué quelques « missions » et nous étions des membres officiels de ce petit groupe.

Depuis, nous tentons de passer inaperçu. Pour ma part, j'ai arrêté mes études mais prends quelques cours du soir avec mon frère. A côté de ça, j'aide dans le quartier je fais quelques petits boulots, mais jamais rien de bien sérieux. J'ai fait en sorte que l'on m'apprécie et que Sam et moi passions pour des voisins sympathiques, de bons citoyens. Ah, si seulement ils savaient ce que nous faisions ! Mon grand frère est devenu un espion et moi un photographe ligué contre la Live Or Die. Autant dire que nous n'avons pas le temps de nous ennuyer...

Fort heureusement, il ne nous est rien arrivé de fâcheux pour l’instant. Prions pour que cela continue, car à Crimson city, on ne sait jamais à quoi s’attendre.


HORS JEU

Pseudo : Ju’, Flynn, Ake
Bien ou bien ? Hmm…c’est une question piège, c’est ça D : ?
Comment as-tu découvert ce forum ? Par Aaron Z. Blue
Qu’en penses-tu ? Des suggestions ? Aucune, c’est parfait (non, non, je ne fais pas de la lèche, je suis sincère ! xD) !
Connexion en moyenne ? Tout dépend de mon état d’esprit, de la flemme de mes profs pour me filer des dossiers, ect. Mais je dirais qu’en général que je me connecte assez fréquemment sur le PC :B (pour ne pas dire que j’y passe ma vie).
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MessageSujet: Re: Flynn Davis {FINI !}   Ven 26 Aoû - 2:05

Mon cher Flynn ! Tout d’abord je te souhaite la bienvenue sur SoS, merci de nous avoir rejoints !

Concernant ta fiche, je n’ai rien à dire. Au niveau de la forme, c’est tout à fait correct : j’ai repéré quelques fautes, mais rien de bien grave ou qui n’empêche la lecture. En plus pour un texte d’une telle longueur, je veux bien comprendre que des erreurs soient passées à travers la relecture. D’ailleurs, merci d’avoir traqué les fautes comme je te l’avais demandé !
Donc le texte était agréable, fluide, bref, j’ai aimé o/
Concernant ton personnage en lui-même maintenant. Je dois te dire que je l’aime beaucoup ! C’est un personnage assez sympa ~ j’aime bien son petit côté doux et menteur à la fois, c’est mignon :3 ah, et c’est beau la fraternité ! Et puis ça fait plaisir de voir enfin un homme d’action chez Elision, yeaah ! Non, sérieusement, ton Flynn est très agréable, j’espère qu’on aura l’occasion de se croiser en RP ! En passant, j’ai pas mal ri en lisant les premières descriptions. « En même temps, qui aurait l'idée de se balader dans la rue avec des badges « F*** la LOD » et un grand panneau lumineux avec écris « JE SUIS UN MEMBRE D'ELISION » ainsi qu'une jolie petite plume dans le derrière, historie d'attirer un peu plus le regard... » . Y a pas à dire, j’ai bien rigolé !

Bref, sur ce très cher, je te valide ! Amuses-toi bien ! Si tu as une quelconque question, n’hésite pas à venir me voir !
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I'm Flynn Davis
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MessageSujet: Re: Flynn Davis {FINI !}   Ven 26 Aoû - 2:10

Encore une fois, je te remercie Aaron ! Et désolé pour toutes ces vilaines fautes >3>Mais tu comprends, ton regard de braise m'a ensorcelé ! J'étais insouciant, sur les ailes légères de l'amour !
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MessageSujet: Re: Flynn Davis {FINI !}   

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Flynn Davis {FINI !}

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