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 Dunkan Swelen

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I'm Dunkan Swelen
Civil | I'm gonna live

Messages : 19
Humeur : Tch...
MessageSujet: Dunkan Swelen   Mar 10 Mai - 2:10


Tell me more about you
Dunkan Swelen

IDENTITY


Age : 19 ans
Sexe : Masculin
Lieu de naissance : Flagstaff - Arizona
Nationalité : Américaine
Origines : Irlandaises
Groupe sanguin : O+
Orientation sexuelle : Indéterminée.

Profession : Il n'a pas de profession à proprement parler, si ce n'est qu'il travaille à la survie du gang dans lequel il a été recueilli. On peut aisément le qualifier de voleur, de voyou, mais il trouve parfaitement normal d'agir de la sorte dans un univers devenu hostile.

INFORMATIONS


Infecté ? Dunkan est infecté. A dire vrai, il a été mordu il y a un an pendant une attaque de la cachette où il se trouvait en compagnie de sa famille. Il a, toutefois, eu beaucoup de chance étant donné qu'il a pu obtenir l'antidote (et la vie sauve) presque tout de suite grâce au chef de son gang. Ses morsures ne sont pas nombreuses, mais il fait un usage fréquent de l'antidote, car les symptômes se manifestent vite chez-lui, le rendant suffisamment paranoïaque pour user des injections environ toutes les trois heures.
Que pense votre personnage des agissements de la L0D ? Il n'a pas d'avis particulier sur cette organisation, même s'il aurait, pour le moment, tendance à les apprécier seulement parce qu'ils détiennent le moyen de l'empêcher de devenir une bête sans humanité. La seule chose qui l'intéresse, c'est d'obtenir suffisamment d'antidote pour survivre, le reste lui importe peu.
Possède-t-il une arme particulière pour se défendre en cas de danger ? S'il a déjà eu à se servir d'armes à feux légères telles que le révolver, il n'en demeure pas moins que Dunkan possède une affinité beaucoup plus importante vis-à-vis de son katana. On lui répète souvent qu'une telle arme n'a aucun effet face à des mitraillettes, cela ne l'empêche pas de la favoriser et de la manier avec force et dextérité.

Listen to me



PSYCHOLOGY

Tics & Habitudes :
La première habitude, et non la moins fâcheuse, dont Dunkan est pourvu, est celle de consommer de l'antidote autant que faire se peut. Il ne prendra jamais deux doses en même temps, mais sera très ponctuel quant aux horaires où il devra les injecter, ce qui fait qu'il manque énormément de sommeil puisqu'il s'oblige même à se réveiller pour ne manquer aucun timing. C'est probablement le seul rituel qu'il exécute au quotidien, toutes les trois heures exactement.
Outre cette habitude, Dunkan est bordélique au possible, ne rangeant jamais ses affaires, laissant traîner papiers et déchets un peu partout, ne se préoccupant pas de la gêne occasionnée et ayant la flemme totale de s'adonner à un quelconque rangement. S'il parvient à s'y retrouver ? Toujours ! Demandez-le-lui et il saura parfaitement chercher la trace de l'emballage rouge à poids blancs de l'aliment qu'il a consommé hier matin à dix heures. C'est un fait, personne ne saurait retrouver son chemin dans son bazar mieux que lui... même s'il a tendance à s'étendre aussi chez les autres quand il n'a plus de place.
Lorsqu'il sort pour se promener ou dérober quelques affaires pour ses compagnons d'infortune, Dunkan ne se sépare jamais de ses lunettes de soleil, une sorte d'objet fétiche qui lui permet de dissimuler son regard émeraude parfois trop expressif pour être celui d'un véritable délinquant.
Enfin, quand le jeune homme se sent contrarié par quelque-chose, il a tendance à s'isoler dans des endroits plutôt insolites : les toilettes, les toits et n'importe quel lieu où il pourra être seul pour réfléchir pendant de longs moments. Autant dire que s'il s'isole pour faire la gueule, il ne sera pas près de sortir de si tôt.

Phobies & Rêves :
La plus grande phobie de Dunkan serait de perdre le contrôle de lui-même et de basculer dans la "non-humanité". C'est la raison pour laquelle il ne lésine par sur les doses d'antidote à consommer par jour. En manquer le rend totalement paniqué, lui faisant perdre tous ses moyens, le rendant agressif et le poussant à une terreur presque incontrôlable.
La vue du sang fait également partie de ses peurs, bien qu'il fasse de son mieux pour ne pas y prêter attention. En vivant au sein d'un gang, il n'est pas rare de porter quelques coups fatals. Dunkan tâche d'oublier cette appréhension en lui faisant face directement.
La troisième peur la plus notable, et celle qui le gêne le plus, c'est la peur du noir. Enfant, il détestait déjà cela, mais ne s'est pas guéri en grandissant. Être dans l'obscurité le rend nerveux, mais il préfèrerait se damner plutôt que d'admettre une faiblesse pareille : un homme n'a pas peur du noir, non ?!
Enfin, on ne peut pas dire que Dunkan ait un autre rêve que celui de n'être plus infecté par le virus. A dire vrai, il n'est pas vraiment certain de s'en sortir un jour, ce qui l'a poussé à décider de ne chercher aucun projet d'avenir et à n'envisager qu'un futur sombre et sans saveur.

Plus en détail ?
Au premier abord, Dunkan n'a rien d'un garçon très aimable dans sa façon d'être. Il est hautain, sûr de lui, parfois grossier et apprécie jouer les durs pour qu'on le laisse tranquille. Ses lunettes noires lui confèrent, entre autre, la capacité de jouer ce rôle à la perfection étant donné qu'elle cache sans souci ses véritables émotions. Ses prunelles émeraudes ont tendance à en montrer bien trop long sur ses états d'âmes, bien que son visage n'affiche que des expressions de colère. Cette colère fait entièrement partie de son être et s'est peu à peu imprégnée dans sa personnalité flamboyante. Car, si ses cheveux sont d'une couleur flamboyante, l'on croirait presque qu'ils font échos à son esprit ! Dunkan est ce genre de personnes qui s'emportent vite, provoquent et qui parlent bien souvent à tort et à travers... dépassant sa pensée. S'il vient à la dépasser, il se peut qu'il ne s'en rende pas compte tout de suite, mais ira tout de suite réfléchir dans son coin. Vous vous attendez à ce qu'il s'excuse ? Nan, Dunkie ne connait pas les excuses et s'en balance royalement ! Il fera ce qu'il pourra pour faire comme s'il cherchait à se faire pardonner, mais ne dira jamais les choses directement. D'ailleurs, il n'est pas très doué pour s'exprimer, parlant parfois par énigme que seuls ceux qui le connaissent bien peuvent décrypter. Seule la colère et une franchise dure comme fer sauront faire ployer cette règle universelle chez-lui.
Dunkan est franc et déteste l'hypocrisie plus que tout ! Les faux-semblants, les sourires narquois, et tout ce qui les accompagnent lui donnent la nausée et le pousse à se montrer un poil trop sarcastique, ce qui lui vaut de se fourrer dans de sales situations, ainsi que les remontrances des personnes qui le supportent. Le plus gros défaut de ce jeune homme est de s'emporter pour un rien et de prendre le moindre reproche pour un affront prompt à provoquer une bagarre. S'il assume les conséquences de ses paroles ou de ses actes ? Toujours ! Toutefois, rien n'indique qu'il s'en tire à si bon compte puisqu'il passe plus de temps à se faire casser la figure qu'à la casser lui-même. Fort heureusement, il est suffisamment lucide pour ne pas céder à toutes les provocations... quand il n'est pas dans un bon jour.
Hé oui, il est bien loin d'être ce gros dur dont il espère avoir acquis le portrait ! Malgré ses airs de petites frappes, il n'en demeure pas moins un garçon fragile dont le passé n'a pas toujours été tendre après l'attaque survenu à cause du virus. Totalement dépendant d'un antidote bourré de drogue, il en est venu à consommateur acharné qui ne lésine pas sur sa dose toutes les trois heures et ne peut s'empêcher de paniquer à l'idée de devenir "l'un des leurs". Ceux qui l'ont connu autrefois vous le diront, s'il a toujours plus ou moins cherché la bagarre afin de prouver à ses aînés qu'il savait se défendre tout seul, Dunkan demeurait quelqu'un d'extrêmement sociable comparé à aujourd'hui. Son sourire et son tempérament doux se sont hélas envolés au profit d'une désillusion, à la fois sur son existence et sur les autres êtres humains.
Il ne montre cet aspect de lui que rarement, ou du moins, tâche autant que possible de le faire afin de ne susciter aucune question indiscrète. Dunkan n'apprécie pas que l'on devine ses émotions et ne se prive pas de nier en bloc tout trait relâché de sa personne. Quant aux larmes, il n'y a, à ce jour, qu'une seule et unique personne qui a eu l'occasion de le voir les verser : Le chef du gang dans lequel il vit. Car, il faut bien qu'un homme ait la possibilité de dévoiler ses faiblesses afin qu'elles ne deviennent pas trop lourdes à porter.
En dehors de tout trait de caractère plus profond, Dunkan déteste que l'on se moque de lui, que ce soit sur la couleur vive de sa tignasse rousse ou bien sur sa taille, qu'il estime voir grandir dans un futur proche mais qui ne semble pas encore s'être décidée à l'exaucer. Il apprécie énormément les animaux, bien qu'il n'ait pas souvent l'occasion d'en côtoyer, et espère avoir un jour l'opportunité de s'occuper de l'un d'eux.
PHYSICALLY

Taille & Poids :
Un mètre soixante-treize pour soixante kilos.
Objets fétiches - Accessoires :
Ses lunettes de soleil et son katana.
Plus en détails :
Pas encore bien grand pour l'homme qu'il est censé devenir, et pas assez massif pour s'occuper des brutes des clans rivaux qui parsèment la ville, Dunkan possède une silhouette fluette et une musculature sèche courant sous sa peau blanche, prompte à lui permettre des déplacements rapides lorsqu'il décide de se battre. C'est un jeune homme énergique et déterminé qui n'a pas froid aux yeux, ce qui lui vaut souvent d'être pourvu de quelques bosses et/ou cicatrices fraiches, à l'instar des marques de morsures situées derrière son épaule droite et sur sa nuque. Elles sont au nombre de trois, souvenirs cuisants de cet instant de cauchemar qui hante ses nuits si courtes. Ses avants-bras sont souvent porteurs de quelques hématomes, témoins des injections régulières qu'il s'inflige.
La délicatesse de ses traits est renforcée par un visage fin, dont la bouille androgyne ne rate jamais une occasion de le faire enrager puisqu'il fait de son mieux pour ressembler à un homme, un vrai ! Son regard, porteur de toute la vérité qui sommeille derrière ses airs de voyou des bas fonds de la ville, peut parfois intriguer, puisqu'il possède deux prunelles d'un vert éclatant. Deux émeraudes qui s'accordent parfaitement avec des cheveux roux flamboyants coupés courts, que l'on croirait tout droit sortis d'un conte irlandais. Seules deux mèches longues semblent avoir décidé d'encadrer son visage... et seules des cernes ont décidé de s'infiltrer sous ses yeux à cause du manque de sommeil.
Côté tenue vestimentaire, les vêtements de Dunkan sont divers et variés, du clair au sombre, sombre qu'il utilise sans hésiter lorsqu'il est de sortie dans les rues de la ville. Une longue veste noire le recouvre alors, cintrée à la taille afin de ne pas le gêner dans ses mouvements. Dans la vie de tous les jours, il ne résiste pas à l'envie de porter des tenues simples, telles qu'un simple t-shirt et un jean généralement délavé. Il n'est pas homme à se soucier de son apparence physique du moment qu'il peut cacher ses morsures derrière tout cela.
BACKGROUND



C'était l'enfance d'un gosse ordinaire : le genre sans vraiment d'histoires, juste une histoire de famille un peu compliquée s'il s'était attardé sur les "demi". Il ne le fit jamais véritablement : il avait des frères, c'était tout. Petit dernier de la famille, il lui fallut attendre quatre années pour se faire dérober sa place de bébé par sa jeune soeur. Ce ne fut pas pour autant qu'il la détestât, bien heureux de ne plus être le fragile dernier né. Dès à présent, c'était le rôle du grand frère que de protéger celle qui s'en venait juste derrière lui ! Oui ! Tel était le cas ! Ce fut probablement pour cette raison que le garçonnet chétif aux cheveux roux prit un malin plaisir à tenter de devenir un peu plus fort qu'il ne l'était, se risquant à des jeux dangereux tel que grimper aux arbres, ou provoquer des camarades de deux fois son âge. S'il s'en sortait correctement et se frayait un chemin dans la cour des grands ? Non, pas du tout. Pour le sortir d'affaire, il lui fallait bien souvent compter sur la présence des grands frères, et particulièrement d'Ame, dont la patience d'ange était devenue fort légendaire, n'est-ce pas ?
Dunkan n'était pas pour autant un enfant turbulent. Il ne ratait jamais l'école -c'était important !- et ramenait de bonnes notes qui faisaient la fierté de sa mère, Hélène. En somme, il était tout ce qu'était un enfant commun, banal pour les autres, seule sa tignasse rouquine faisait la différence : il n'en existait pas d'autres comme celle-là, hormis celle de la personne qui la lui avait transmise. Un gamin donc, qui aurait très bien pu vivre dans cette ville sans le moindre soucis, sans le moindre écart, qui aurait pu penser à courir les filles, qui aurait sans doute prolongé ses études jusqu'à la fac peut-être, qui aurait dû déménager sous le regard attristé d'une mère protectrice, persuadée qu'un jeune homme tout seul ne pouvait s'en sortir tout seul dans la nature. Oui, les choses auraient bien pu se passer de cette façon.
Le premier élément qui le poussa à se renfrogner un peu, fut le départ d'Ame pour l'armée. C'était prévu, il savait à quoi s'en tenir, et non content de devenir l'homme de la maison après son père, Dunkan ne supporta que mal d'être ainsi délaissé, bien qu'il ne comprit qu'assez bien ce qui poussait l'aîné à s'en aller de la sorte. Il ne pouvait demeurer attaché à la maison toute sa vie, n'est-ce pas ? Le garçon de douze ans qu'il était se contenta de rester tel qu'il était, digérant ce départ comme il le put, appréciant de recevoir les coups de fil, les lettres et autres petites attentions que le grand frère prenait le temps d'envoyer. Et puis, il y avait la petite Kathleen. S'il ne montrait pas l'exemple, qui le ferait après tout ? La vie continuerait de s'écouler paisiblement à Flagstaff... du moins, c'était ce que tout le monde croyait.



Effectivement, cela dura deux ans. : Dunkan, du haut de ses quatorze ans, était déjà en train de prouver que même les enfants les plus tranquilles pouvaient avoir leur crise d'adolescence. C'était la belle époque de la remise en question, de l'insouciance, cette époque où, comme prévu, son esprit se tournait irréversiblement vers les jeunes filles : les premiers émois, les premiers râteaux, les premières petites lettres retrouvées dans son casier, d'une admiratrice inconnue. Autant de choses qui font d'un adolescent ce qu'il est : un nid à soucis pour ses parents, mais un délice à voir évoluer par moment. Il apprenait, se cherchait, tâchait de construire son identité de plus tard. Et si les résultats étaient en baisse à cause des bêtises, maman était pourtant toujours présente pour remettre le plus récalcitrant des caractères sur le droit chemin. Quelques baffes derrière la tête remirent forcément mieux les idées en place que n'importe quel cri.

Ce fut précisément un soir où il s'en revenait de l'école que les hurlements commencèrent à retentir en ville : des rumeurs circulaient que des habitants devenaient fous, et que d'autres gens de la ville voisine commençaient à entrer et à attaquer tout le monde. Peu crédule, Dunkie s'était efforcé de poursuivre son chemin afin de ne pas arriver en retard. Mais ça, c'était avant de constater qu'effectivement, des personnes se déplaçaient dans les rues avec des airs vraiment pas nets. Fronçant les sourcils, le jeune garçon n'avait alors pas compris, se heurtant brusquement à une paire d'yeux rouges qui le poussa à hurler de terreur, glissant entre les mains d'un homme dont il n'avait pas reconnu les traits.
Arrivé à la maison, il s'était précipité dans le salon où Hélène tenait déjà Kath' par la main. Personne ne comprenait, tout ce qu'on savait, c'était que quelque-chose n'allait pas en ville et qu'il fallait s'en protéger. S'étant saisie du fusil de chasse de son époux, Hélène somma ses enfants de rester auprès d'elle.
Leur père revint également à la maison, mais personne ne s'attendit à le voir attaquer sa propre famille. Si Dunkan devait décrire son attitude dans l'avenir, il le dépeindrait comme un prédateur sauvage, qui n'avait plus ni paroles, ni sentiments, les yeux injectés de sang à tel point qu'ils en étaient devenus rouges. Poussant ses enfants loin de la créature qu'était devenu son mari, Hélène n'hésita pas plus longtemps avant de tirer. Pétrifié, le garçonnet de quartorze ans avait posé une main contre les yeux de sa soeur dont les sanglots résonnaient dans la pièce, seul bruit audible avec la respiration haletante de leur mère. Le regard de cette dernière était voilé par l'angoisse et le chagrin : elle avait choisi et avait fait ce qu'elle avait à faire... Toutefois, rien n'était aussi simple dans son esprit.

Ce fut l'appel de son fils qui la ramena à la raison, la poussant à recharger le fusil rapidement et à tendre sa main vers Dunkan, lui donnant l'ordre de ne pas la lâcher, ni de lâcher sa petite soeur tant qu'elle ne lui dirait pas le contraire. Lorsqu'ils franchirent le seuil de la maison, dehors, c'était la panique totale : ceux qui n'agissaient pas étrangement fuyaient partout, ceux qui mordaient comme des animaux enragés, provoquaient des malaises, puis des éclats de sang, avant de contaminer les non-malades. Parmi eux, personne ne comprenait ce qui se passait, seule l'alarme de la ville s'était mise à sonner en signe d'alerte. Hélène prit sur elle de courir aussi vite que possible dans les collines des alentours.

La suite ? Les refuges devinrent leur seule source de salut. Chez des survivants, dans des maisons afin de trouver de quoi survivre, se nourrir. Une longue et pénible fuite qui dura trois années, jusqu'à ce qu'ils ne parvinrent à s'abriter dans une ancienne ferme, accueillis par les propriétaires et logés au même titre que plusieurs autres réfugiés. Les issues avaient été barricadées, seulement ouvertes pour les quelques courageux qui osaient s'en aller quérir de quoi subsister. Hélas, tout ceci ne durerait pas longtemps s'ils ne prenaient pas ce risque d'affronter les autres.
Une épidémie : voilà ce qui avait causé cette folie meurtrière qui s'était propagée comme une trainée de poudre sur tout le continent. Aucune chaîne de télévision ni aucune station de radio n'avait donné de nouvelles depuis deux ans. C'était le silence, l'angoisse de l'enfermement qui se développait jour après jour. Au début, les pensées de Dunkan allaient vers son frère aîné : d'après lui, s'il y avait bien quelqu'un qui pouvait venir les sauver,c'était bien Ame, n'est-ce pas ? Du moins, était-ce qu'il se plaisait à raconter à la petite afin de lui permettre de s'endormir le soir... jusqu'au jour où il finit par ne plus vraiment croire à ses propres mensonges.



Dunkie fêta ses dix-huit ans dans la grange à l'intérieur de laquelle tout le monde était barricadée. Il n'y eut ni gâteau, ni cadeaux, ni même de félicitations après obtention d'un quelconque diplôme. Pas de permis non-plus, puisque à seize ans, il se trouvait toujours en train de fuir. Il se réjouit d'avoir pourtant sa mère et sa soeur après de lui : en ces temps troublés, c'était déjà un beau cadeau que de les savoir saines et sauves. Il était devenu un jeune homme, et, de ce fait, aurait pour charge de les protéger à son tour désormais.
Hélas, ce n'était pas l'avis des colocataires des lieux qui, non contents d'être en sécurité, commençaient sérieusement à ne plus pouvoir supporter l'enfermement. Si Dunkan avait su gérer quelque-chose, c'était bien les humeurs de deux types qui avaient été hébergé ici depuis quelques semaines à peine, et qui réclamaient déjà de pouvoir sortir, ou de faire quelque-chose pour s'échapper. Les infectés grouillaient au dehors, il n'était donc pas une bonne idée de mettre le nez à l'extérieur. Peut-être les choses s'étaient-elle tassées, avaient-ils hasardé, peut-être que l'armée avait déjà fait quelque-chose ? Peut-être qu'en ouvrant la porte... ? "Ne frappe pas sans raison" avait toujours dit Hélène pour mettre en garde son fils contre la violence gratuite. La phrase du jour était tout autre "Si l'un d'eux s'approche de la porte, frappe". Les yeux verts du jeunot les dissuadèrent plus d'une fois, même s'il aurait été bien en mal de les contenir tous les deux, mais, cela, ils n'étaient pas obligés de le savoir, hein ?
Malheureusement, les choses ne durèrent pas, et ils finirent bien par le faire, profitant que tout le monde dormait pour mettre le nez dehors, espérant voir un périmètre sécurisé et des soldats prêts à les accueillir à bras ouverts pour les secourir et les emmener en sûreté. Tel ne fut pas le cas.

A peine eurent-ils franchi le seuil de la porte grinçante que Dunkan se redressa dans son lit de paille, en sursaut. Les diverses protections qui les maintenaient à l'écart des infectés étaient tombés dans la paille sans raison : était-il possible que les autres aient pu forcer le passage ? Les hurlements qui s'en suivirent lui glacèrent le sang. Les infectés étaient entrés dans la maison en fracassant ce qui restaient de la porte, les deux hommes étaient rentrés à nouveau en hurlant de terreur et appelant les autres habitants que les monstres étaient entrés. Hélène sortit d'un bond de la chambre improvisée, repoussant son fils en arrière, ce dernier ayant tenté de la dissuader de passer la première. Armée d'une fourche, elle tenta de repousser le maximum d'assaillants, tandis que les responsables de cette galère venaient se cacher en compagnie des deux gamins.
Certains des habitants de la grange n'eurent pas la chance de ceux qui luttaient, contaminés à leur tour et cherchant à attaquer. Moulinant comme elle le pouvait en compagnie de trois autres occupants encore sains, Hélène hurla à son fils de fuir cet endroit tant qu'il en était temps. L'invasion ne cesseraient de toute façon pas, alors il devait sauver sa vie et celle de Kathleen. D'abord hésitant, le jeune homme finit par se lever, prenant sa soeur contre lui, prêt à courir dès que l'occasion se présenterait, suppliant sa mère de venir avec eux. Ce ne fut hélas pas le cas. Agrippant la main de Kath', Dunkan se précipita vers la sortie sans attendre, suivi de près par les deux hommes terrifiés.

Ils coururent durant un long moment dans le champ juste à côté, bientôt poursuivis par les infectés, lancés à leur poursuite. Tout se passa très vite, peut-être trop vite pour le jeune roux, qui ne vit rien venir lorsque leurs deux compagnons se tournèrent brusquement, les poussant sur le sol sans ménagement, à seulement quelques pas de leurs poursuivants qui les avaient rattrapés. Lâchant la main de sa soeur dans leur chute, Dunkan heurta brutalement le sol, sonné par cette rencontre soudaine, alors que les deux autres fuyaient en les abandonnant à leur sort : ils les avaient jetés en pâture aux infectés !
Il n'eut toutefois pas le temps de vociférer après les lâches. Le hurlement de Kath' le tira de sa surprise, le plongeant face à une scène horrifiante. Il n'eut pas le temps de venir au secours de la petite. Les yeux écarquillés, le jeune homme assista, impuissant, à ce qui se passait. Les cris cessèrent rapidement pour faire place à un silence horrible : la petite n'était plus là. En proie à la panique la plus totale, Dunkan eut tout juste le temps de se lever pour courir, agrippé par les mains avides de dévorer sa chair, fuyant comme seul un animal traqué savait le faire, sans prendre de direction précise, tout droit, reparaissant dans les environs de Flagstaff, appelant à l'aide sans obtenir ne fut-ce qu'une réponse. Seuls des grognements lui parvinrent. Acculé, il se précipitait, tâchant d'oublier la terreur et la fatigue pour trouver une issue. Les infectés se jetèrent sur lui sans ménagement, le mettant à terre et tentant de satisfaire leur faim insatiable. Se débattant de toutes ses forces, le jeune homme sentit bientôt des dents s'enfoncer dans la chair de son épaule, puis près de sa nuque, lui arrachant un hurlement de douleur, avant qu'une gerbe de sang ne s'échappe de ses lèvres et qu'il ne tombe sur le sol, perdant quelque-peu la raison.
Il n'entendit les coups de feu que de très loin, puis diverses piqûres qui s'infiltrèrent sous sa peau à toute vitesse se firent sentir. Une voix lui criait de tenir bon, de s'accrocher à sa conscience, de rester avec la personne qui venait de le sauver. Le jeune homme perdit connaissance.

Ce qu'il advint de lui ? Allan Carter, son sauveur, fit de son mieux pour veiller sur lui durant quelques temps, lui administrant des doses de ce qu'il appelait antidote. Il fallut plusieurs jours avant que Dunkan ne sorte de sa torpeur. Son regard vide s'éclaira de nouveau peu à peu, le poussant à reprendre conscience du monde qui l'entourait. Il suivit cet homme qui l'avait aidé sans rechigner, acceptant l'aide qu'il lui proposait et faisant route vers Crimson City. Visiblement, ce type savait déjà comment sortir et entrer de la ville et se plaisait à rechercher des survivants. Allan avait créé un gang qui se spécialisait dans la survie des enfants abandonnés à eux-mêmes en ce monde devenu hostile. Pour lui, la fin justifiait les moyens et la consommation d'antidote était une obligation pour bien des gens au sein de ce groupe. Se remettant de ses blessures physiques, Dunkan se joignit à eux sans réfléchir, pensant qu'il possédait une dette envers leur chef et oeuvrant pour aider les autres de la même façon que lui. Il apprit à manier un katana, dérobé pendant l'une de leurs "missions de recherche de vivre", auprès d'Allan, tout comme ce qu'il sait aujourd'hui. Evidemment, n'étant pas un professionnel en la matière, il se content de dire aujourd'hui qu'il sait se débrouiller avec ce qui lui reste. Le traumatisme fut tel que Dunkie ne cesse de prendre de l'antidote régulièrement, ayant bien trop peur de perdre sa conscience et de sombrer dans la folie à son tour. Lors de leurs pérégrinations nocturnes, il apprit qu'un certain Aaron trainait dans le coin, reconnaissant en ce type et dans ses rares photos auprès des informateurs quelqu'un de bien familier.

HORS JEU

Pseudo : Dunkie
Bien ou bien ? Bien bien et toi ? Bien ou bien ? Bien ? Ah ouais tranquille alors !
Comment as-tu découvert ce forum ? Par l'intermédiaire d'Aaron.
Qu’en penses-tu ? Des suggestions ? Je le trouve très bien et très complet, tant au niveau du design qu'à celui des textes. Il y a, certes, beaucoup d'informations, mais on s'y retrouve très bien =). Félicitations !
Connexion en moyenne ? Tous les jours normalement, mais comme j'ai pas mal d'autres fofos à mon actif, je dirai 5 jour sur 7 pour faire une bonne moyenne.
Tu aimes Blake ? [Code validé par Dukie ! Hé ouais. Classe non ?]


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I'm Blake O'Connor

Messages : 78
MessageSujet: Re: Dunkan Swelen   Sam 16 Juil - 0:08

Mon petit Dunkan !

Je vais pas y aller par quarante chemins : ta fiche est parfaite ! J'ai beaucoup aimé la lire ! C'est très clair, aucune fautes, le style est fluide, bref, c'est impeccable.

Je t'annonce donc ta validation !


Bon jeu ♥

EDIT > Ah, au fait, je t'ajouterai ton rang plus tard (ainsi que ceux deux autres), j'ai un petit souci technique avec en ce moment :'D
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Dunkan Swelen

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