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 Aaron Z. Blue.

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I'm Aaron Z. Blue
Civil | Get Backer sort of

Messages : 121
Localisation : Ca et là... Je suis partout ! Partout vous dis-je !
Emploi/loisirs : Shooter dans les cailloux, c'est très divertissant.
Humeur : Il fait beau non ?
MessageSujet: Aaron Z. Blue.   Mar 26 Avr - 4:34


Tell me more about you
Aaron Z. Blue.

IDENTITY

Aaron Zohan Blue. C'est ainsi qu'il se présentera, c'est ainsi que vous le connaîtrez et ce sont aussi les lettres que vous verrez inscrites sur ses papiers d'identité... Sauf qu'en vérité, il ne s'appelle pas ainsi. Son véritable nom est Amerawdwr (signifiant empereur, mais ce n'est qu'un détail) Albert Swelen. Ce n'est évidemment pas évident à prononcer, lui même a mis un certain temps avant de maîtriser son propre prénom. Très peu de gens connaissent son vrai nom, et vous ne le connaîtrez certainement jamais. De plus... il répond à présent bien plus au prénom Aaron (et aux divers surnoms qui en déclinent, naturellement) qu'à celui d'Amerawdwr en vérité...
Maintenant, pourquoi s'être attribué un faux deuxième prénom à sa fausse identité ? Mais pour plus de crédibilité bien sûr ! (*Ajoutez ici le smiley du type qui lève les bras*)
Age : Vingt-quatre ans. Et oui, il a certainement l'air un peu plus jeune mais que voulez-vous, c'est ainsi. Et puis, beaucoup disent qu'il vaut mieux avoir l'air plus jeune que plus vieux.
Sexe : Masculin, pas de doute. Non, ne doutez-pas ! Merci.
Lieu de naissance : Flagstaff, Arizona. Il est très content d'être né là bas, il aime beaucoup cette ville. Et puis être né au bord de la route 66, c'est la classe non ?
Nationalité : Américain, donc.
Origines : Hélène Swelen, sa mère, est une pure irlandaise (rousse, l'accent, tout ça... mais ses parents, adorant la France, lui avaient donné un prénom français). Son père, Satsuki Tanaka, lui, est japonais. Drôle de mélange, n'est-il pas ?
Groupe sanguin : AB-. Haha, vous ne croyez pas à ces croyances japonaises bizarres, hein ? Cela dit, amis du groupe AB, il vaudrait mieux que vous évitiez de recevoir du sang d'Aaron par transfusion. Cela pourrait être - très - problématique pour vous.
Orientation sexuelle : Franchement, dans la situation actuelle (le virus, les zombies, vous savez ?), vous êtes obligés de penser à ça ? Aaron a d'autres problèmes... Mais puisqu'il faut répondre à la question, on peut dire que notre jeune homme est un peu comme... Jack, dans Torchwood. Peu lui importe. Vraiment. Peu lui importe. Vraiment.
Ha ha, non, plus sérieusement, les zombies ne l'intéressant pas (ce serait de la nécrophilie, yurk...) on peut dire qu'Aaron est pansexuel.

Profession : Aux yeux de tout le monde (et surtout de la LOD), Aaron répare du matériel informatique. Il possède un site internet haut en couleur (fort laid) qui donne toutes les informations là dessus, les coordonnées, les tarifs de réparation, etc.
En fait, Aaron ne s'y connaît pas plus que ça en informatique. Ledit site, les tarifs qui sont proposés sont en fait ceux qu'il propose pour passer de l'autre côté de la muraille construite par la LOD. Et si son site internet est aussi moche, c'est pour dégouter les curieux...
En d'autres mots, c'est un passeur. Mais il ne fait pas que cela. En effet, son travail consiste à faire passer les gens, oui, mais aussi à les aider à récupérer ce qu'ils veulent récupérer dans la « zone rouge », assure leur sécurité, fournis au moins deux antidotes par personne (qui peuvent être au maximum de deux) et essaie de garantir un retour dans la zone non contaminée même si ce n'est pas assuré à 100 %. Il peut également récupérer les biens personnels en y allant seul, cela ne lui pose pas de problèmes. Cela dit, plus il y a de choses à récupérer et/ou plus loin est la destination, plus le prix est élevé. Naturellement.

INFORMATIONS


Infecté ? Effectivement, Aaron est infecté. Il s'est fait mordre peu de temps après le début de « l'attaque ». C'est également là qu'il a découvert (comment aurait-il pu avant ?) qu'il est un porteur sain, que le virus ne lui fait, à lui, rien mais qu'il est en lui tout de même et que donc il peut parfaitement infecter quelqu'un à son tour. Ainsi il n'a pas besoin de l'antidote. Il y est même très allergique et y réagit extrêmement violemment.
Que pense votre personnage des agissements de la L0D ? La LOD... ce qu'il pense à leur propos est un peu partagé. Parce qu'après tout ils fournissent un antidote, des logements (sales, petits, mais des logements quand même, avec l'eau et l'électricité ; un toit) et un semblant de liberté. Après il le sait, il n'est pas au courant de toutes leurs magouilles (bien qu'il en connaisse à ce propos bien plus que quiconque, ayant été informé sur certaines choses directement de la bouche du chef d'Elision... mais pas sur tout). Mais quel gouvernement, autoproclamé ou non, ne cache pas de choses ? C'était pareil avant, c'est pareil maintenant.
Par contre, ce qui le dérange le plus chez eux, c'est leur équipe scientifique principale. Et plus particulièrement leur chef de projet, à propos de l'antidote. Il est loin d'apprécier sa manière d'agir. C'est l'une des raisons pour laquelle il veut le tuer. Mais il s'agit de quelque chose de strictement personnel.
Possède-t-il une arme particulière pour se défendre en cas de danger ? Bien sûr ! Avec le métier qu'il a, il faudrait être dingue pour se promener sans arme. Et même. Le premier qui n'est pas armé lève la main...
Bref, ayant été autrefois dans la milice de la LOD, Aaron sait assez bien se servir des armes en général. Sa préférence se tourne plutôt vers les armes à feu. Raison pour laquelle il est en possession de deux Desert Eagle en argent (parce que c'est classe, en argent, dit-il) au chargeur modifié pour avoir plus de balles (parce que c'est classe, d'avoir plein de balles, dit-il) qu'il garde toujours sur lui. Sauf quand il prend sa douche. Quand il dort, il en place un sous l'oreiller. Autrement, c'est un excellent sniper.
Niveau lames... il n'en a pas parce qu'il a du mal avec. Mais il s'en sort assez bien à mains nues.


Listen to me


PSYCHOLOGY

Tics & Habitudes :
Aaron fume. Pas comme un pompier, mais il fume quand même à l'occasion. Cela lui permet de se détendre quand la pression est trop forte ou de s'occuper quand il n'a vraiment rien à faire. Pour donner une idée, disons qu'il ne fume pas plus de deux, peut-être trois cigarettes par semaine. Cela dit, il n'est pas assez accroc pour avoir cette fois rauque des fumeurs – elle est peut-être légèrement plus cassée que sa voix naturelle du coup mais rien de réellement flagrant.
De même, il ne fume pas suffisamment pour s'altérer le souffle (il n'est pas assez fou pour en arriver là) ou pour quelconque effet secondaire si ce n'est le cancer, bien sûr. Non, non, Aaron n'est pas malade mais à vrai dire, il se fiche assez de ce genre d'effet secondaire regrettable. Il a largement plus de chances de mourir sous les mains (ou plutôt, sous les dents) d'un infecté que sous l'effet d'un bâton de tabac. Du moins, c'est ainsi que lui raisonne.
Autrement, il est ce que l'on pourrait qualifier de « maniaque ». Autant le désordre chez les autres, dehors, dans la rue ne le gêne pas vraiment, autant chez lui tout doit être le plus propre et le plus clean possible. Ce fait lui a permis de s'organiser assez vite quant à ses diverses maladresses du quotidien. Par exemple, s'il se coupe d'une manière ou d'une autre, il ne peut pas se permettre d'échapper la moindre goutte de sang dans les canalisations, ce serait trop dangereux – pas pour lui, par ailleurs, mais plutôt pour les autres. S'il doit laver une plaie ou un vêtement tâché de sang, il le fait dans de l'eau qu'il fait bouillir ensuite. Si un tissu est trop imbibé d'hémoglobine, il le brûle, de même que pour un coton ayant servi à nettoyer une blessure. C'est aussi simple que ça.
Naturellement, il ne sort jamais sans ses lentilles de couleur ou ses lunettes aux verres teintés. Ou les deux.
Pour finir, Aaron a la manie plus ou moins fâcheuse de chanter des bouts de chanson pour agrémenter ses propres phrases, ou même pour les remplacer. En d'autres mots, si une phrase ne lui vient pas mais qu'une chanson adaptée à la situation lui vient à l'esprit, il chantera à la place de parler. Bien entendu, tout dépend des circonstances, il n'est pas totalement crétin non plus. Disons qu'il a toujours eu l'oreille musicale.

Phobies & Rêves :
Aaron et ses phobies... c'est une longue histoire. Drôle. Pour les autres. Pas pour lui. En même temps, qui aimerait avoir des phobies si ce n'est un masochiste, et encore ? Qui ne se sentirait pas, disons-le, totalement con face à ce qui lui fait inexplicablement peur, aussi stupide cela soit-il ?
Pour commencer, il a une peur maladive des chiens parce qu'il les trouve hideux, puants et qu'ils lui font inexplicablement peur. Tellement qu'il part an courant, se réfugie en hauteur ou se cache derrière quelqu'un dès qu'il en voit (viril n'est-ce pas ?). Par contre, les souris ou les chats ne lui posent absolument aucun problème.
Mais ce n'est pas tout. En effet, Aaron ne supporte pas non plus les ascenseurs. C'est ainsi. Dès qu'il s'y trouve et une fois les portes closes, il peut se sentir tellement mal qu'il peut aller jusqu'à l'hyperventilation, être pris de tremblements incontrôlables tout en se recroquevillant dans un coin. Pourtant Dieu sait qu'il ne pleure pas facilement, d'habitude. C'est pour cela qu'il évite au maximum ces machines. Au maximum. Trente étages à pieds ne lui font pas peur. Cela dit, il faut savoir qu'il réagit ainsi uniquement dans les ascenseurs ; il n'est pas claustrophobe.
Question rêve, Aaron n'en a pas de particulier. Ah, si, tuer son père. Mais on ne peut pas vraiment dire qu'il s'agisse d'un rêve. Et à part ce but là, il n'en a pas vraiment, si ce n'est survivre. Après tout, quel genre de rêve pourrait-on avoir dans un monde comme celui-ci ?

Plus en détail ?
Commençons dans le contradictoire : Aaron est quelqu'un de facile à cerner tout en ne l'étant pas. Globalement, il est assez sociable. Parler avec tout le monde est quelque chose d'aisé pour lui. N'importe qui. Cela peut être assez déstabilisant puisqu'il est de ceux qui peuvent parler aux inconnus comme s'il s'agissait de vieux amis. De même, il n'est pas quelqu'un de foncièrement méchant. Par exemple, il peut lui arriver d'aider gratuitement quand il ne se déclare pas comme étant « au boulot » comme il le dit si bien, ou tout simplement quand il est d'humeur à ça. Du genre assez souriant, il est pourtant assez difficile de savoir ce qu'il pense réellement puisqu'il passe du coq à l'âne sans prévenir. Cela ne veut pas dire qu'il parle trop ou qu'il soit hypocrite.
En fait, Aaron est aussi simple que complexe. Parler ne lui est pas difficile et l'on ne peut pas dire qu'il soit totalement imprévisible une fois qu'on le connait. De même, s'ouvrir aux autres ne lui est pas nécessairement un problème. Du moins cela dépend du sujet, cela va de soi.
Car une fois que l'on commence à le connaître, l'on se rend compte qu'il ne vous dit jamais tout. Il y a certaines choses qui restent sous silence. Pourquoi ? Parce que même si l'on ne le dirait pas, il ne fait pas confiance tout de suite. En fait, il ne la donne complètement qu'assez rarement. Cela ne veut pas dire qu'il ne peut pas apprécier quelqu'un, au contraire. Il a simplement appris à ne pas tout dire tout de suite. Donc oui. Si l'on veut le dire comme ça, Aaron est plus au moins mystérieux (mais pas au sens pompeux du terme)... rien que par le fait qu'il ne s'appelle pas, en réalité, Aaron. Mais passons.

Aaron n'est pas toujours souriant. Il est un être humain et peut ressentir, donc, toutes les émotions humaines. Joie, colère, tristesse, peur, passion, etc. Attardons-nous un peu sur ce point.
Notre jeune homme est assez patient - c'est même un modèle du genre, quoique cela dépend de la personne avec laquelle il est. Il en faut toujours beaucoup pour le mettre en rogne, ou alors toucher une corde sensible. Par contre, il peut être très vite agacé. Là, tout dépend de la personne (ou de l'évènement) et de son humeur actuelle – il peut le montrer (ou pas) en continuant de sourire, mais d'une manière un peu différente ; crispée peut-être.
Ou alors il peut l'afficher tout net sur son visage. Tout dépend de l'envie de prendre son mal en patience. Cela dit, comme pour toute personne n'explosant que très rarement, ses colères peuvent être dévastatrices. Mais de ce qu'il se souvient, s'il a déjà éprouvé de la haine, il n'a jamais laissé place à la fureur. Jamais pour le moment donc techniquement, c'est un sentiment qu'il ne connaît pas ou assez peu.
Ensuite, bien entendu, il arrive à Aaron d'avoir des moments de bas. De déprime si l'on veut, même si lui même n'aime pas ce mot. Ce qu'il n'aime pas non plus, par contre, c'est qu'on le prenne en pitié. Cela dit si quelqu'un le blesse, il le lui fera savoir en lui disant ou en le montrant si toutefois il sait que cette personne s'excusera et prendra ses ressentis en compte. S'il s'agit cependant d'une brute épaisse sans cœur, il se gardera de tout commentaire.
Et sinon, comme pour beaucoup de personnes, ses proches amis ou sa famille (celle qu'il aime tout du moins) passe avant tout. Il trouve cela normal de faire passer leur vie avant la sienne.
Concernant la peur... c'est un peu plus complexe. Il en faut beaucoup pour le surprendre ou lui faire réellement peur (un « bouh ! » amical ne compte pas, ça le fera sursauter presque à tous les coups...), mais quand c'est le cas et que la panique prend les devants... et bien on ne peut plus en tirer quand chose. Il a honte de ça, mais il a énormément de mal à se contrôler lorsque ça arrive. Heureusement, il lui en faut beaucoup... quoique. Ça dépend. Comme nous l'avons déjà dit, Aaron a des phobies qu'il trouve abaissantes, humiliantes, stupides, débiles, chiantes, bref, tout ce que vous voulez comme adjectif péjoratif. Mais bon, il faut faire avec...
Cela dit, à part ça Aaron est loin d'avoir froid aux yeux ou d'être une poule pouillée. Au contraire, il est plutôt téméraire. Se balader dans la zone infectée ne lui pose pas tellement de problèmes par exemple. Et, au risque de se répéter, il en faut beaucoup pour le faire paniquer réellement...

Autrement, il peut être aussi "sans-cœur" que sensible tout en étant loin d'être égocentrique. Un peu, certes, comme tout le monde sûrement, mais rien de bien excessif. Cela ne veut pas dire qu'il n'a pas un minimum de confiance en lui. Mais pour en revenir au sujet, la question est compliquée. Par exemple, il déteste quand quelqu'un veut que l'on s'apitoie (inconsciemment ou non) sur son sort, que celui-ci soit faux ou vrai. Cependant, il écoutera attentivement (mais écoutera seulement, les mots n'étant pas forcément son fort) un ami ou quelqu'un qui en aura vraiment besoin. En ce sens, il est assez généreux mais quant au reste, attention. La plupart du temps, s'il fait quelque chose pour quelqu'un il y cherchera aussi son intérêt.
L'humour de notre cher Aaron est un peu bizarre et à son image – changeant. Pas qu'il soit le seul à trouver ses blagues drôles, mais il est du genre à faire un calembour stupide quand il ne le faut pas ou s'amuser avec n'importe quoi, comme un gosse – un caillou par exemple. D'ailleurs il adore les jeux vidéo et tous ces trucs japonais, coréens, chinois (etc) très intéressants.
Ceci mis à part, oui, il lui arrive d'avoir une maturité à la hauteur de l'âge qu'il a. Il peut être très sérieux quand il le veut... ça ne fait peut-être pas très crédible dit comme ça, mais c'est vrai. Il n'est pas plus intelligent qu'un autre, mais ce qui fait la différence est qu'il sait se servir de ses neurones (chose importante à noter). De même, il a un assez bonne mémoire auditive.
Pour en revenir à son « humour », il faut savoir que notre jeune homme est quelqu'un de très ironique. Presque tout ce qu'il dit doit être pris au second degré. Pas qu'il aime se moquer ou humilier les gens, ou alors dans quelques « vannes amicales » puisque comme nous l'avons déjà dit, Aaron n'est pas quelqu'un de détestable. Il respire simplement le sarcasme.
De même, il n'est pas rare de le voir sourire toute seul (un peu bêtement parfois) en repensant à quelque chose de drôle.

Malgré tout, il n'est pas quelqu'un de particulièrement agité. Peut-être lui arrivera-t-il de faire un vague pas de danse sans raison mais il n'est pas du genre à courir partout, ramper, grimper sur n'importe quoi, sautiller à longueur de temps.
De plus, il a le goût du risque. Le rapport ? Il n'y en a pas vraiment en fait... mais voyez-vous, il aime bien (non, en fait, il adore) s'amuser à enquiquiner (gentiment) certaines personnes, pour voir. Mais ce n'est pas réservé à tout le monde : seulement avec ceux avec qui il se sent de le faire, avec qui il a le feeling. A ceux-là, il pourra s'amuser à leur parler sans arrêts, comme un moulin à paroles. Avec persévérance. Oui, car pour les choses qu'il aime, il peut se montrer plus tenace qu'un parasite.
Ou alors, il embêtera silencieusement. Au choix. Il faut cependant savoir que s'il est lourd à ce propos, jamais il ne se moquera volontairement de quelqu'un ou jouera de la mauvaise façon avec ses sentiments. Ce n'est pas un manipulateur. Et puis ce ne sera jamais fait méchamment. Même si c'est une façon bizarre de procéder, il peut aussi s'agir d'une démonstration d'attention (affection ?) de sa part.
Ensuite, même si notre jeune homme a une fantastique capacité d'adaptation lui permettant de s'entendre avec tout le monde et de comprendre leur mode de pensée pour s'y adapter, il peut lui arriver de détester quelqu'un. Pour cela, comme pour la peur, il lui en faut énormément. Après tout, en règle générale, il n'est pas quelqu'un de rancunier. Mais quand il hait, il se contente d'être froid et d'ignorer la personne. Aaron passe cependant à un niveau supérieur de la haine quand l'on s'en prend à des personnes chères. Logique. Que l'on s'en prenne à lui passe encore (il a d'ailleurs, si l'on regarde bien, un peu trop tendance à s'oublier lui même. Fâcheuse manie.). Mais que l'on s'en prenne à ses frères par exemple est quelque chose qui l'insupporte. Selon le degré il pourra frapper, ruiner, ou tuer. Tout dépend.
Autrement, il est généralement très attentionné envers ceux qu'il aime. Mais comme c'est naturel, cliché et que tout le monde sait comment ça fonctionne, ne nous attardons pas là dessus.

Ajoutons également qu'Aaron déteste ne rien faire, et est parfois à la limite de l'hyperactivité dans ses moments critiques d'ennui intense - cela n'arrive heureusement pas souvent. Ce qui le fait rester du « bon côté » de ladite limite est que pour lui, faire quelque chose ne veut pas nécessairement dire bouger. De même, quand il fait quelque chose, il le fait calmement – sans oublier que tout se nuance, bien sûr. Comme nous l'avons déjà dit, il ne court pas partout comme un enfant. De plus, il cogite beaucoup. Rester allongé dans un lit, les bras croisés derrière la tête en réfléchissant, pour lui ce n'est pas rien faire.
Mais il faut toujours qu'il s'occupe. Même si cela implique de jouer avec une feuille d'arbre. Mais c'est aussi pour cette raison qu'il lit beaucoup, qu'il expérimente énormément de nouvelles choses (ce qui peut parfois être dangereux, surtout niveau culinaire malgré le fait qu'il soit assez bon cuisinier...). Car outre le fait qu'il adore apprendre, d'un autre côté, ça l'occupe.

PHYSICALLY

Taille & Poids :
Notre jeune homme mesure un mètre soixante quinze (à peu près) pour cinquante-cinq (idem), ce qui n'est pas assez, mais il compte bien reprendre rapidement.
Objets fétiches - Accessoires :
Sans aller jusqu'à dire que ses armes sont des objets fétiches (la preuve, il ne leur a même pas (encore) donné de nom), il ne s'en sépare jamais. Il a toujours les deux sur lui. Autrement, il n'a pas de bijou auquel il tient particulièrement, ou un quelconque accessoire.
Plus en détails :
Aaron n'est pas quelqu'un vers qui l'on se retournerait dans la rue. Comprenez par là qu'il na pas une allure particulièrement originale, au contrairement : il a un physique assez passe partout aux en général. Du moins il ne se démarque pas de part sa carrure : sa taille est tout à fait normale quoique ses épaules soient un peu étroites pour un homme de son âge. Mais rien de réellement exagéré ni de « difforme ». Il est un homme d'un mètre soixante-quinze (à peu près, peut-être un peu plus...) comme les autres. Il y a plus grand mais il y a aussi plus petit. Et si autrefois il atteignait à peu près les soixante-cinq kilos (il n'a jamais été d'une constitution très forte de toute façon), il essaie à présent de les retrouver.
En effet, ses cinquante-cinq kilos tout mouillé (au sens propre) ne lui conviennent pas vraiment. D'ailleurs on pourrait, pour le moment, le considérer comme un « maigrichon » ou un « fil de fer ». Pour certaines raisons, il n'a que la peau sur les os et ce n'est pas particulièrement beau à voir – sans que ce soit non plus dégoûtant, comprenons-nous bien.
Pourtant, Aaron a un minimum de force semblant presque venir de nulle part ou par l'opération du Saint Esprit (si l'on peut encore croire que Dieu puisse exister après cela mais là n'est pas la question). Pas extraordinaire, bien sûr, mais il encaisse par exemple très bien les chocs. De toute manière, il lui faut bien une force minimale, ne serait-ce que pour manier correctement ses armes favorites. Dieu (encore lui ?) sait qu'il s'en sert, en plus, d'une manière proche de la perfection. Mais de toute manière, au fil du temps, ce problème s'arrangera.

Métissé, il a des origines autant asiatiques qu'européennes. Ces dernières lui ont conféré une peau très pâle, très blanche sans qu'elle ne soit cadavérique ou maladive (sauf quand il est malade, cela va de soi... Captain Obvious was here). Nous nous retrouvons donc avec un véritable cachet d'aspirine. Une craie. De la neige. Du sucre. Bref, un truc blanc.
Et si cela a l'avantage d'être fort esthétique (car hormis quelques grains de beauté de-ci de-là, un tâche de naissance sur la cheville, quelques légères cicatrices (comme l'universelle balafre au genou après une chute dans les escaliers/la descente de la première pente à vélo/...), etc, sa peau n'a pas de défaut notable, elle est même particulièrement belle), l'inconvénient est que, du coup, il marque très vite et supporte assez mal les expositions prolongées au soleil – ce qui l'agace passablement puisqu'il l'adore, le soleil, justement.
De même, une simple et toute petite maladresse peut se transformer en bleu de trois centimètres de diamètre avec une facilité déconcertante. Autrement, Aaron possède une cicatrice assez visible bien qu'elle ne soit plus rouge à présent. Elle part du milieu de son épaule et descend un peu plus de vingt centimètres plus bas, symétriquement dans son dos et sur sa poitrine. Bien entendu, ce n'est pas cela qui va le faire arrêter de se battre, ne nous méprenons pas. Il se fiche pas mal du bien être de sa peau.
Pour contraster avec son épiderme, ses cheveux sont quant à eux tout l'inverse, c'est à dire d'un noir absolu. D'un noir tellement noir qu'ils peuvent refléter n'importe quelle couleur selon la source. Complètement raides, ils sont la preuve indéniable de son côté japonais. Leur coupe n'est pas particulièrement originale puisqu'il s'agit d'un dégradé très commun. Au final on trouve des mèches d'à peu près toutes les tailles sur sa tête et les plus longues arrivent au un peu plus bas que la base de son crâne ; on peut donc dire qu'il s'agit d'une coupe entre le court et le mi-long pour un homme. Quelques mèches assez éparses balayent tombent docilement devant son front et deux, un peu plus longues, se placent devant ses oreilles pour encadrer un visage fin et qui est resté assez juvénile malgré tout – pas dans le sens où Aaron aurait gardé ses joues rondes de l'enfance, mais dans celui où ses traits assez doux en général.
Sa bouche est plutôt fine tout comme son nez. Ce dernier n'est d'ailleurs pas tout à fait droit et se recourbe légèrement au bout. Ses yeux quant à eux sont aussi grands que ceux d'un européen, bien que leur forme en amande rappelle l'Asie.
Les yeux d'Aaron sont peut-être ce qu'il y a de particulier chez lui. Pas tant dans leur forme, mais dans leur couleur. En effet même s'il les cache la plupart du temps par des lentilles de couleur (marron très souvent, comme sa couleur naturelle, originelle) ou des lunettes de soleil, ils sont d'une teinte carmine assez déroutante et inquiétante compte tenu de la situation actuelle... Car ses prunelles sont un peu comme celles d'un infecté. Non, exactement comme celles d'un infecté. Car Aaron est infecté. Forcément, ses yeux ont un reflet bien plus humain, bien entendu, mais tout de même. C'est la raison pour laquelle il cache ses iris.

Autrement, au niveau vestimentaire, il ne fait pas non plus dans l'original. La plupart du temps, il porte des vêtements amples cachant à peu près tout son corps. Pull large, col roulé, etc. Autrement, un jean lui convient tout à fait. Des converses aussi. Rien de bien complexe donc.

BACKGROUND

Il aurait vraiment aimé avoir une photo de famille. Au moins une seule, où ils seraient tous là. Ses frères, sa sœur, sa mère et son mari ; ils lui manquaient. Aaron ferma les yeux, pinça les lèvres et délaissa sa tasse de café pour s’allonger sans douceur sur le lit à côté de son bureau, le visage tourné vers le plafond du petit appartement qu’il louait, comme tout le monde, à la LOD. Plongé dans la pénombre, la seule source de lumière de la pièce était l’ordinateur portable encore ouvert devant la place où il était juste avant. Il n’avait pas daigné le fermer. Savait-on jamais. Même à trois heures du matin, l’on pouvait recevoir un mail.

Il rouvrit les yeux. Mikhail et lui avaient pour coutume de s’allonger ainsi, autrefois, quand ils rentraient du lycée. Allongés sur le lit du propriétaire de la chambre d’un accord commun, par coutume. Peut-être qu’Amera se serait à moitié installé sur son frère à cause de l’étroitesse du matelas. Ou peut-être l’inverse, mais ça c’était plus rare. Après tout, malgré le fait que Mikhail soit son cadet de deux ans, il était bien plus grand et fort physiquement. Pour cela, l’on pouvait accuser les origines différentes. Parce qu’en effet, en réalité ils étaient demi-frères. D’ailleurs, Amerawdwr n’avait pas de « frère complet ». Toujours était-il que si l’ainé était irlandais et japonais, le plus jeune avait aussi le pays du soleil levant dans le sang mais surtout un côté russe, côté qui lui conférait certainement cette taille et cette force naturelle.
Mais qu’importait. Les deux garçons étaient inséparables, sauf peut-être la nuit puisqu’ils n’habitaient pas sous le même toit. Et encore. Ils ne comptaient plus le nombre de fois où ils avaient dormi l’un chez l’autre. Pourtant ils avaient tous les deux des personnalités assez différentes. Cela engendrait parfois quelques disputes mais rien de bien grave ni de très long. Cela n’empêchait pas le plus âgé de réprimander son cadet quand celui-ci rejetait froidement une fille – filles qui s’acharnaient quand même à revenir, attirées par son côté « beau brun ténébreux » comme elles disaient. Et elles n’avaient pas vraiment tort, d’ailleurs, même si Mikhail n’avait jamais été très froid avec Amera.
Ce dernier ne put s’empêcher de sourire en pensant à cela. D’une manière ou d’une autre, il s’était toujours senti un peu privilégié et même si c’était une pensée égoïste, cela lui avait toujours fait chaud au cœur.
Bien sûr, il lui rendait la pareille. Petite amie ou non (voir petit ami, il ne faisait pas vraiment de distinction à ce niveau là sans non plus l’afficher ouvertement) bien qu’il ne les collectionnait pas comme pouvait le faire Mikhail, c’était son frère avant tout.
Ou plutôt ses frères. Parce qu’il y avait Dunkan, aussi. Si Mikh et Amera avaient le même père, Dunkan et lui avaient la même mère. Là encore il était l’ainé mais de cinq ans cette fois. Et certainement à cause de ça, « Ame-chan » comme l’appelait le plus jeune était très protecteur, peut-être même un peu trop parfois – il le savait, mais il ne pouvait pas s’empêcher de le materner. Il fallait dire que le plus jeune était un aimant à ennuis. Il adorait – pour une raison qui échappait à Amerawdwr – provoquer les autres. Sauf qu’il avait du mal à « assumer » ensuite, et c’était à Ame de l’aider. Heureusement, Dunkan finit par apprendre à se défendre. Mais l’un n’empêchant pas l’autre, l’ainé venait toujours l’aider.
On ne touchait pas à son petit frère.
Contrairement à Mikhail, Dunkan et lui-même vivaient sous le même toit. Et si pour diverses raisons Amerawdwr passait beaucoup de temps à travailler pour maintenir ses notes à un certain niveau, il tenait à toujours consacrer du temps à son roux de petit frère (d’ailleurs, ils ne se ressemblaient pas du tout). Il l’aidait dans son travail pour l’école, parlait beaucoup avec lui, lui servait de compagnon de jeu quand il était plus petit et restait souvent avec lui à lui jouer un morceau d’alto avant qu’il ne s’endorme. Autant dire que l’ainé ne dormait pas beaucoup pendant la semaine, mais ce train de vie lui convenait parfaitement.
Il soupira en regardant un peu plus loin. Eh haut d’une étagère trainait son étui où se trouvait son instrument. Enfin, son… pas vraiment. Celui là, il l’avait pris dans une boutique abandonnée. Normalement, il ne ramenait rien de personnel de l’extérieur mais cela, il l’avait trouvé nécessaire. Le sien était dans leur maison, à Flagstaff. Celui avec lequel il jouait pour sa famille, avec sa mère, Hélène parfois lorsqu’elle se mettait au piano.
Kathleen avait commencé très tôt à jouer de la musique elle aussi, bien qu’elle fut la plus jeune de la famille, le dernier enfant d’Hélène, la sœur véritable de Dunkan et la demi-sœur d’Amerawdwr. D’ailleurs, à son arrivée, ce dernier redoubla d’effort. Il aidait du mieux qu’il pouvait sa mère dans ses tâches. Surtout la cuisine à vrai dire, en vue de son manque d’organisation en matière de rangement – chose à laquelle il avait remédié bien tard.

En fait, leur situation familiale était un peu complexe. Hélène, la mère d’Amerawdwr, Dunkan et de la petite dernière, Kathleen, ne s’était mariée qu’une seule fois : avec le père des deux derniers. Le père de Mikhail et d’Amera (ceux-ci n’ayant pas la même mère) se nommait Satsuki Tanaka. Et du point de vue de l’ainé de la famille (ainsi que très probablement tous les autres), il était le dernier des salauds.
Amerawdwr, devenu Aaron à Crimson City, serra poings et dents sans changer de position. Satsuki. Autant avant lorsqu’ils étaient tous à Flagstaff leur ville natale, il avait déjà détesté son père qu’il ne considérait d’ailleurs absolument pas comme tel. Mais malgré tout il avait cherché à attirer son attention lorsqu’il vivait encore avec eux. L’alto, il s’y était mis parce qu’il savait le japonais friand de musique classique. La moyenne excellente, c’était pour essayer de gagner sa fierté. Le cursus scientifique, c’était parce que son géniteur travaillait dans la recherche au sein de la LOD. Certes, il faisait tout cela aussi parce que cela lui plaisait mais la raison première, c’était son père. Mais quoiqu’il fasse, Satsuki l’avait toujours ignoré. Toujours. Ce qui en faisait, à ses yeux, en plus d’un véritable connard, un mauvais père. Mais si seulement il n’y avait eu que cela… Il avait en effet agi en parfait salaud avec Hélène et Irina, la mère de Mikhail. Et surtout, il avait ignoré Mikhail de la même manière qu’il l’avait fait avec lui. Et ça, aux yeux d’Amera, c’était impardonnable.
Mais à présent, il le trouvait d’autant plus minable. En tant que père, en tant qu’amant d’une femme mais surtout en tant qu’homme, en fait qu’humain. Il ne méritait que de mourir.
Il expira profondément. Il ne devait pas s’énerver tout seul. Cet homme – ou plutôt, ce monstre n’en valait pas la peine. Il se détendit en repensant à Kathleen et Hélène. Kathleen, que tout le monde surnommait Katy, était la petite dernière et tout comme Dunkan, elle était le portrait craché de sa mère – cheveux roux, yeux verts. Il n’y avait que Dunkan qui n’avait pas les cheveux bouclés. Née quand Amerawdwr avait dix ans, il s’était également attaché à elle mais certainement pas autant que l’avait fait le plus jeune de ses frères. Bref, hormis Satsuki, ils formaient tous une joyeuse famille. Hélène s’était mariée à un médecin assez renommé qu’Amera appréciait également et était très bonne amie avec Irina, la mère de Mikhail – une femme russe, forte de caractère et d’accent mais qui restait parfaitement agréable.

Aaron eut un sourire un peu triste et se retourna vers le mur pour faire dos à la porte. Il était déjà trois heures et demie et il n’avait toujours pas sommeil. Son regard autrefois chocolat se baissa vers ses mains et continua sur son bras. Il fit la moue. Il maudissait cette fichue capacité à ne pas reprendre de poids, même en mangeant plus que nécessaire. Si la plupart du temps l’on pouvait trouver cela enviable – lui-même trouvait cela pratique autrefois – cela l’embêtait sérieusement actuellement. Même s’il avait un peu repris et qu’il avait moins la peau sur les os que deux mois auparavant, cela ne lui convenait pas. Il devrait sûrement attendre un peu que son corps - en particulier son estomac - s'habitue de nouveau à la... normalité ? il ne savait pas vraiment comment définir cela.
Cela dit, il s’estimait heureux d’être là. A Crimson City, mais pas vraiment pour les raisons communes. La plupart des personnes présentes étaient heureuse d’être dans cette ville parce qu’ils s’y sentaient en sécurité, loin des infectés qui avaient contribué à leur cauchemar. Et ils avaient parfaitement raison.
Cependant, Amera n’était pas heureux de cela pour ce cas. A vrai dire, il avait été beaucoup moins confronté aux infectés perdus que les autres et pour cause. Durant toute l’attaque, durant toutes ces années où il virus s’était répandu à une vitesse folle, Lui s’était fait piégé mais pas par des malades. Ou alors si, mais pas du même genre...

Après le lycée et l’obtention de son diplôme de fin d’études, Amerawdwr s’était engagé dans la milice de la LOD. A l’époque, c’était encore une firme montante mais à vrai dire, peu l’importait. Ce qu’il voulait, c’était suivre son père pour avoir la possibilité de lui parler, d’avoir une discussion d’homme à homme avec lui. Seulement pour cela. Seulement, Satsuki avait été muté à Cleyfield. Alors Amera l’avait suivi et n’ayant pas les compétences pour entrer dans le corps scientifique, il avait tenté la milice et y avait été accepté. Naturellement, le départ fut difficile et si Hélène respecta son choix, ses frères et sa sœur lui en voulurent. Mais il devait le faire.
Et puis, ce n’était pas comme s’il partait définitivement. C’était du moins ce qu’il avait pensé. Il avait donc suivi l’entrainement militaire et se débrouilla assez bien, surtout au niveau du maniement des armes à feu, découvrant ainsi que son arme de prédilection était le Desert Eagle. Il compensait également un certain manque de force physique (qui, malgré tout n’était pas ridicule, il pouvait mettre un homme à terre et ses coups faisaient mal mais par rapport à quelqu’un qui aurait eu le même entrainement que lui, il avait moins de force) par sa vitesse et une agilité acquise. Bref, il n’était pas un mauvais élément et malgré son apparence un peu chétive par rapport à celles des autres, il gagna un certain respect.
Sauf qu’en 2034, il y eut le virus et là, ce fut la panique.
Amera avec alors vingt ans, et tout le monde fut envoyé sur le terrain, lui y compris. Ce qu’il ne compris pas, par contre, c’était ce qu’il se passait. Jamais il n’avait tué jusque là. Là, il y fut obligé, mais ce n’était pas comme s’il tirait sur des humains, il s’en rendit bien vite compte. C’était comme une folie contagieuse, comme si les hommes n’étaient plus que des animaux assoiffés de sang. C’était horrible et même si Ame y était, il ne réalisait toujours pas. Personne ne réalisait. Le chaos, la mort, les cris et le sang.
Ce souvenir lui arracha un frisson glacé. Comme pour tout le monde, ce passage fut une descente abrupte aux enfers.

Il se souvenait très clairement du gosse qui s’était jeté sur lui. Il n’avait pas pu lui tirer dessus mais l’infecté, lui, n’hésita pas un seul instant. Il le mordit au cou et Amera tomba en arrière. Il ne sut jamais ce qui le blessa le plus : ce garçon qui lui dévorait littéralement le bras à présent ou le bout de métal qui lui transperçait l’épaule, où il s’était empalé lors de sa chute.
Il le souvint avoir fini par tirer sur le gamin, et d’être resté là sans bouger, complètement déboussolé et se vidant de son sang par terre. Il attendit donc de se faire transformer en pensant à tout et à rien, à ce qu’il se passait chez lui, comme dans un état second, cotonneux. Est-ce qu’ils étaient en danger aussi ? Est-ce qu’ils allaient bien ? Est-ce qu’ils étaient en vie ? Tout espoir l’avait quitte à ce moment. Tellement qu’il n’en n’avait même pas pleuré.
Il était resté ainsi un moment, allongé sur le dos. Plongé dans ses souvenirs, il se tourna sur son matelas et regarda de nouveau le plafond comme il avait regardé le ciel autrefois. Les sensations et les sentiments qui l’emplissaient étaient bien différents de ce moment là, mais au fond la situation était la même. Il se sentait vide et seul, c’était toujours pareil. Quoique, seul, peut-être pas totalement. Il y avait Elision, aussi.
Il y avait de ça quatre ans, il avait vraiment cru mourir là, au milieu des décombres. Mais à l'aube, quand des équipes de secours étaient passés, ils l’avaient trouvé, encore vivant. Il ne savait plus vraiment s’il était conscient à cet instant – certainement que oui, il avait du les appeler en les entendant – mais il ne se souvenait plus de grand-chose. Il se souvint d’un brancard. Puis, plus rien – il avait du finalement perdre conscience, probablement d’épuisement.

Puis il s’était réveillé de manière très étrange. Il avait ouvert les yeux dans une salle très blanche. Il avait d’abord cru à une chambre d’hôpital mais après avoir observé l’endroit, il s’était rendu compte que les lieux étaient bien trop froids pour cela. Il avait ensuite remarqué qu’il était allongé dans un lit peu confortable, sans couverture, qu’il était entièrement nu – si l’on exceptait le bandage sur son épaule et sur son cou – et que diverses perfusions étaient plantées sur ses bras. Et que l’une d’elles, à sa grande stupeur, ne lui donnait pas de sang : elle lui en retirait.
Il avait ensuite vu des hommes entrer dans la pièce, poussant un lit – qui ressemblait plus à une table d’opération d’ailleurs… c’en était probablement une – où était allongé, comme lui, un autre homme. Ce dernier avait l’air en mauvais état. Ce fut sa « première rencontre » avec Hunter. Mais il ne fut pas la seule personne qu’il « rencontra ».
Les tranquillisants que l’on lui avait injectés l’avaient maintenu presque immobiles et s’il était conscient, ses membres étaient complètement engourdis. Il n’avait donc pas pu protester lorsque l’on l’avait emmené ailleurs. Cependant, il avait senti monter une haine profonde en voyant Satsuki devant lui.

Il lui avait alors dit un certain nombre de choses qui lui avaient glacées le sang. Pratiquement tout le monde était mort, dehors. Sa famille devait très probablement l’être aussi. Dunkan, Mikhail, Hélène, Kathleen. Ou peut-être n’étaient-ils pas totalement morts ? Peut-être avaient-ils perdu leur humanité et dévoraient ainsi d’autres pauvres personnes.
Et lui, il était vivant. Vivant, parce qu’il avait présenté une immunité. Une immunité qui lui avait permis de cohabiter avec le virus. Alors il était resté en vie et maintenant, il disait qu’ils comptaient l’étudier. Faire des tests. Sur lui, et sur l’autre homme qu’il avait vu un peu plus tôt. Ils. La LOD.
Le temps s’était mis à passer très lentement. Amerawdwr était sans arrêts quasiment vidé de son sang – pas assez pour qu’il ne meure cependant. Parfois, on l’ouvrait quelque part, « pour la science » et surtout pour essayer de comprendre pourquoi il était immunisé.
Lui aussi se le demandait, et il aurait d’ailleurs préféré ne pas l’être. Quand il n’était pas inconscient, il pensait. Combien de temps s’était écoulé depuis son arrivée ici ? Étaient-ils bien morts ? Toute cette histoire était-elle le fruit de la volonté malade de la LOD ? Ce qui lui occupait cependant le plus l’esprit était Satsuki.
Parfois, quand il le pouvait – surtout quand ces maudits scientifiques étaient en repos – il tentait plus ou moins de communiquer avec le jeune homme avec lui, Hunter et le moins qu’ils pouvaient faire, c’était de se serrer les coudes. D’ailleurs, dans toute cette histoire, ce n’était pas Amera qui souffrait le plus, mais l’autre homme. Parce que contrairement à lui, il n’était pas immunisé. Les tests devaient donc être atroces et difficilement supportables. Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait été ramené dans la « chambre » dans un état révoltant. Et les « médecins » juraient, maugréant sur les cobayes qui n’étaient pas assez résistants.

Tout cela avait duré très longtemps. Certainement plusieurs années. Plusieurs années de calvaire qui furent brusquement arrêtées. Il ne remercierait jamais assez Elision pour cela. La Résistance s’était introduite chez la LOD et les avaient trouvés. Ils les avaient donc libérés. Cela s’était passé après la création de l’antidote. Hunter et Amera avaient très certainement énormément contribué à cette découverte.
Son regard retomba de nouveau sur son poignet droit, qu’il effleura du bout des doigts de l’autre main. Pendant près de cinq ans, il n’avait été nourri que par perfusion. Même encore à présent, il avait du mal à manger correctement.
Dans un soupir, il se redressa. Et comme si cela était fait exprès, au moment où il posa ses yeux carmin sur son ordinateur, un bruit caractéristique se fit entendre, un petit « ting » : il venait de recevoir un mail. Tout en se relevant, il se demanda qui cela pouvait être. Un client peut-être. Sans vraiment continuer à essayer de deviner, il se laissa tomber mollement sur sa chaise et cliqua la petite icône qui ferait apparaître sa boite.
Ce n’était ni un client, ni un membre d’Elision voulant lui poser une question. C’était Edwin – « le toubib », qu’il l’appelait - qui avait besoin de quelque chose et qui lui demandait de passer dès qu’il le pouvait. Avec un sourire aux lèvres, Aaron tapa la réponse, lui disant qu’il pouvait maintenant s’il le voulait. Un rapide coup d’œil en bas de l’écran lui indiqua qu’il était à présent quatre heures moins le quart. Peu lui importait. Il n’avait rien à faire et n’arriverait pas à dormir de toute façon.
Edwin McHarner était la principale personne qui l’avait aidé à se remettre sur pied après l’épisode du laboratoire. Lui, ainsi que Gunn Gulbrandsen et le chef d’Elision, Kenneth Ellington. Quelques jours après sa libération, il les avait rencontré et leur avait dit tout ce qu’il savait. Ils l’avaient ensuite beaucoup aidé. Il était longtemps resté chez le médecin pour récupérer, avec Hunter. D’ailleurs, ce dernier et Amerawdwr avaient beaucoup parlé – ils le pouvaient enfin - et avaient fini par devenir amis, même si l’autre homme était du genre froid. Mais ce n’était pas comme si Amera n’avait jamais fréquenté de gens froids.
Son cœur se tordit à cette pensée. Mikhail avait toujours été du genre froid. Tout le contraire de Dunkan, de Kathleen. Bon sang. Ils lui manquaient atrocement.

Edwin lui envoya presque immédiatement une réponse positive, et Aaron se leva de sa chaise de bureau et rabattit l’écran de son ordinateur. Il avait bien le temps de prendre une douche avant de partir. Edwin était bien le seul homme qui était autorisé à le toucher pour des buts scientifiques. Lui et son assistante, d’ailleurs. En laissant Edwin lui prendre du sang, il espérait vraiment le faire avancer dans sa recherche sur un antidote, pour qu’ils devancent la LOD sur ce point. Et puis cela lui faisait plaisir de le faire, même si c’était loin d’être agréable. Après ce qui s’était passé dans les sous-sols de la LOD, cela n’était plus vraiment une partie de plaisir d’avoir affaire à une aiguille. Mais qu’importait, il ne pouvait pas se permettre de se laisser aller à un égoïste traumatisme.
De plus, de cette manière, il contribuait à Elision. D’ailleurs, il n’en faisait pas tout à fait partie. Il les aidait très souvent – financièrement puisque son propre petit « commerce » marchait assez bien, physiquement également en donnant, donc, son sang immunisé mais aussi en les accompagnants parfois lors de leurs « missions », plus en tant que guide qu'autre chose. Il connaissait assez bien Cleyfield, après tout. Il avait très rapidement mémorisé les points stratégiques de la ville. Et en tant qu’ancien milicien, il pouvait également leur être utile. En tant que fils de chef de projet également. Cela ne voulait pas dire qu’il faisait totalement partie de la Resistance : il avait partiellement refusé leur offre.
Il avait beaucoup de choses à faire avant de les rejoindre, à commencer par s’assurer que sa famille était vraiment morte. Et pour cela, il avait contacté un espèce... d'informateur. Un certain Isak. Un mec bizarre qui, au lieu de lui demandait de l'argent, lui réclamait des petit poneys... mais au moins, ses infos étaient fiables.
Concernant sa famille, c’était une recherche un peu désespérée, mais il ne pouvait pas se résoudre à l’accepter. Il les aimait trop. Il s’en voulait affreusement d’être parti. S’il ne s’était pas engagé dans la milice, s’il n’était pas parti de Flagstaff pour retrouver son père, il aurait pu être avec eux pendant cette attaque. Mais à la place, il les avait laissés seuls. Et de tout ça, il s’en voudrait toute sa vie, il le savait.
Pourtant, il ne fallait pas qu’il se laisse abattre, ne serait-ce que pour Edwin et les autres. Ils l’avaient aidé à repartir, à changer d’identité alors il devait être fort. C’est pour cela que lorsqu’il arriva chez Edwin, il avait le sourire aux lèvres. En repartant aussi.

La lumière se dessinant derrière les immeubles laissait présager une belle journée. Aaron se dit en regardant le soleil se lever derrière une rangée d’immeuble que s’il n’avait pas de personne à accompagner dehors aujourd’hui, il pourrait continuer ses recherches personnelles. C’était une bonne idée.

HORS JEU

Pseudo : Aaron suffira très bien ici o/
Bien ou bien ? Bien mon frère wesh. Wallaaaaaah ta pa vu lboul de cte meuf j'lavé jms vu ds la téci jvé lui pécho son 06 a wé. … … Hé hé, ça réveille les instincts de racaille qui sont en moi tout ça =DD
Comment as-tu découvert ce forum ? Dans la moitié de cerveau que je possède. L'autre, c'est Dudu qui l'a.
Qu’en penses-tu ? Des suggestions ? Ben écoute euuuuh...
Connexion en moyenne ? EVERYDAY \o/ Si je peux. Non parce que la connexion chez moi est un peu capricieuse (pour ne pas dire qu'elle est extra chiante) donc... si je ne suis pas là plus d'une semaine, c'est qu'il y a un problème.
Tu aimes Blake ?Sérieux le règlement je me le suis tapé (dans le sens relu) à peu près trente fois donc voilà.
Mais bon, il le faut bien. Donc, [code validé par moi même, parce que j'ai la classe]. Got it memorized ? : D (c'était le mot classe de la fin).

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Dernière édition par Aaron Z. Blue le Mar 21 Aoû - 21:05, édité 4 fois
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I'm Blake O'Connor

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MessageSujet: Re: Aaron Z. Blue.   Sam 30 Avr - 13:55

Aaron.
Je te dis WELCOME quand même. Parce que c'est dans ma nature d'être aussi poli et tout. Pour en revenir à cette fiche. Mmmh. Elle est genre magnifique.
Tu sais ce que je pense d'Aaron, de son caractère tellement... tellement ! L'histoire m'a passionné hein. J'ai tout lu d'une traite et sincèrement, j'ai été émue à plusieurs moment - Oui oui, le moment où il se retrouve allongé sur son lit et en même temps où il repense au moment où il est allongé à terre entrain de souffrir, ça m'a marqué tu vois -
Donc je te dirais bravo. Bravo pour avoir fait un personnage aussi intéressant et j'ai vraiment hâte de lire tes Rp's et de le voir évoluer à Crimson City.

- Oui donc t'as beau être ma Bestahhhloveteamedouuuard, je suis sincèrement sincère. OH OH OH. -

et donc, j'ai l'honneur de te foutre l'Image. Je dis bien l'IMAGE que je trouve qu'elle a totalement la classe. Après, ce poste ne sert absolument qu'à ça > Montrer la beauté de mon image de validation. Mais il fallait qu'on le fasse n'est-ce pas ? 8D


OH OH OH OH.
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Aaron Z. Blue.

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